ACTE QUATUIÈME
bliée... ce qui indiquerait de sa part une grande légèrçté.
Et s'il n'était pas parti?
BOISDUGAND.
Il aurait sauté. Cependant François, qui s'est posté en observation toute la matinée, n'a vu sauter ni sortir personne.
G ABRI ELLE
Alors?
BOISDUGAND.
Alors, c'est quelqu'un qui habite la maison.
GABRIEI.LE, bas.
Qui habite la maison?
BOISDUGAND.
Et voyant qu'on avait retiré l'échelle, il sera rentré dans sa chambre par l'intérieur.
GABRIELLE
Quelqu'un qui habite la maison?
BOISDUGAND.
Oui, dans ce cas, il convient de procéder par éliminations successives. Tout d'abord nous écartons Soindres, nous l'écartons par définition... vous ne le voyez pas sur une échelle?
GABRIELLE
Difficilement; pourtant, en fait d'hommes, il n'y a i ici que votre ami M. Soindres.
BOISDUGAND.
Et Raymond!
Oh ! un enfant !
BOISDIGAND.
Vous le considérez toujours comme un enfant, il a dix-huit ans... Aprôs que François m'eut mis au courant, je suis allé dans la chambre de Raymond, la chambre était vide. Raymond n'avait pas couché dans son lit. Personne ne l'a encore aperçu ce matin. J'ai dit <}u'on me l'envoie dès qu'on l'apercevrait.
GABRIELLE
Que me dites-vous? Ça n'est pas possible.
BOISDUGAND.
C'est un fait.
GABRIELLE
Chez qui serait-il allé?
BOISDUGA^D.
Il convient toujours de procéder par éliminations successives. Il n'est pas allé chez sa tante.
GABRIELLE
Chez Cécile, je ne le pense pas.
BOISDUGAND. '
Ni chez Mlle Motreff qui est au-dessus de tout soupçon.
GABRIELLE, riant.
Il ne reste plus que la générale.
BOISDUGAND.
Il ne faut pas rire, ma bonne amie.
GABRIELLE
Vous ne parlez pas sérieusement... Elle a connu Raymond tout enfant, elle l'a tenu sur ses genoux.
BOISDUGAND.
Je vais sans doute vous faire bondir.