ACTE QUATRIEME
GABRIKLLE.
Qu'allez-vous encore me révéler?
BOISDUGAND.
Ne vous affolez pas, je voulais simplement vous dire que tout est relatif; l'cxpérienee de certaines femmes se penche volontiers sur l'inexpérience des jeunes hommes. Ma première maîtresse m'avait également tenu sur ses genoux... Elle continua, voilà tout, et la générale est une fort belle femme.
GABRIELLE
Oh ! tout de même, une chose pareille n'est pas possible et je mettrais ma main au feu.
BOISDIGAND.
Perdez donc, une fois pour toutes, l'habitude d'employer ces locutions toutes faites et qui ne dénouent rien. Que cela soit ou ne soit pas, votre main serait toujours brûlée.
Vous avez eu tort de raconter hier soir devant Raymond l'histoire de votre trisaïeule. Je vous le disais, ce ne sont pas des choses à raconter devant des jeunes gens... ni devant des femmes romanesques comme Amélie... elle est un peu timbrée avec ça et Raymond est très familier avec elle.
BOISDIGAND.
Oui, ça paraît formidable tout d'abord; mais, vous \ oyez bien, vous y venez vous-même, vous y venez.
GABRIELLE
J'y viens... j'y viens... il le faut bien, c'est égal... Muelle abomination! Et puis d'habitude, elle descend ;t huit heures pour prendre son chocolat avec moi...
Aujourd'hui il est huit lieures et demie et elle n'est pas là...
BOISDUGAND, apercevant la générale qui descend l'escalier.
Chut!... Taisez- vous!