‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 80 sur 227 · AMÉLIE · texte numérisé non relu

AMÉLIE

C'est très aimable à vous, mais ne me dites pas ça d'un air furibond ou alors... il nefallait pasm'attendre; il fallait déjeuner sans moi. Excusez-moi, mais j'ai si mal dormi cette nuit... Je ne sais pas si c'est l'orage d'hier soir, l'histoire d'Aurore-Estelle, j'ai été assaillie de cauchemars. J'ai rêvé que le jeune Colette venait m'enlever. Mme Galenizzi voulait me crever les yeux. Nous la laissions éplorée sur le rivage et nous traversions l'Atlantique en auto, avec une mer démontée, des vagues hautes comme des maisons. Arrivés en Amérique, je m'apercevais que Colette avait une tête de veau... C'fou!... Naturellement. Je ne voulais plus en entendre parler... Finalement, je me retrouvais à Philadelphie et il me fallait traverser une grande place, noire de monde, et j'étais dans le plus simple appareil, sans même une chemise, c'était horrible ! Ne

Page 1