ACTE QUATRIEME
(prenez pas cet air consterné, Gabrielle, puisque c'est '!•! rêve... ce n'est pas arrivé, (eiic pouffe.) Ensuite, j'ai 1 qu'on parlait chez Cécile. Bref, je ne me suis endormie tranquillement qu'à cinq heures du matin. J'ai
une faim!
GABRIELLE
Vous devez avoir très faim.
LA GÉNÉRALE
Vous me dites ça d'un air tragique. J'ai faim, j'ai faim, voilà tout; venons déjeuner.
Sur ces derniers mots, Raymond est entré.
RAYMOND, sans assurance.
Bonjour, maman; bonjour, papa. (ll va pour embrasser sa mère qui lui dit : « Ne me touche pas «..) BonjOUr, madame la
générale.
LA GÉNÉRALE
Bonjour, mon petit Raymond... tu n'es pas malade?
RAYMOND
Mais non... pas du tout... pourquoi?
LA GÉNÉRALE
Tu as une mine de papier mâché, mon garçon.
GABRIELLE, à part.
Quel aplomb !
RAYMOND
Tu m'as fait demander, papa ?
BOISDUGAND.
Oui, mon enfant.
GABRIELLE
Allez déjeuner, Amélie, puisque vous avez si faim... je vous rejoins dans un instant.
La générale sort.
BOISDUGAND, bas à sa ferane
Ne restez pas là, c'est inutile. Il vaut mieux que ce soit moi qui l'interroge. Devant vous, il ne dira rien.
GABRIELLE
Vous croyez? Pourtant, j'aurais voulu...
Je vous en prie, laissez-moi faire.