SCÈNE IV
LYCON, puis SOSTRATE, SOSIAS, ACESTOR, CYNÉSIAS,
THEORUS, DERCYLE, NICOSTRATE.
Lycon, resté seul, va mettre son manteau.
LYCON C'est vrai tout de même qu'il ne fait pas chaud. Bruit de voix. Surviennent Acestor, Sosias, Sostrate.
SOSTRATE Ni moi non plus.
SOSIAS Ni moi non plus.
ACESTOR
Elle continue à m'envoyer aux corbeaux.
SOSIAS C'est comme la mienne.
SOSTRATE
C'est comriie la mienne.
A ce moment, voilà que d'une voisine maison, la maison de Myrrhine, un homme, Cynésias, est jeté à la rue et, butant contre une pierre, vient tomber aux pieds de Lycon.
CYNÉSIAS, par terre.
C'est comme la mienne.
220 LYSISTRA.TA
LYCON, aidant Cynésias à se relever.
Eh bien, qu'y a-t-il donc, mon cher petit ami?
CYNÉSIAS Merci... c'est cette maudite pierre.
LYCON
Mais, par Neptune équestre, on dirait que c'est Cynésias, mon lieutenant.
CYNÉSIAS C'est moi-même... Cynésias, fils de Péon.
LYCON Tu sors de chez toi?
Oui, j'en sors, comme tu vois.
Et quoi de nouveau?
CYNÉSIAS Adonis est mort: les amours sont éplorés et les fleuves, dans leur tristesse, se colorent de sang. Hélas! Hélas! Adonis.
Il pousse des hurlements.
ACESTOR Voici Theorus et Dercyle, les maris d'Hirondelle et de Rosée.
Surviennent Theorus et Dercyle.
DERCYLE Salut, vous tous!
Salut, vous deux!
Eh bien?