‹ ThéâtreChapitre 110 sur 115 · ACTE CINQUIÈME I · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME I

LE ROI

Eh bien ! fermez leurs yeux alors et allons-nous en!

LA NOURRICE

Oui, oui, venez, venez.

LE ROI

Je viens, je viens ! Oh ! oh ! comme je vais être seul maintenant !... — Et me voilà dans le malheur jusqu^aux oreilles! — A soixante-dix-sept ans ! Où donc êtes- vous ?

LA NOURRICE

Ici, ici.

LE ROI

Vous ne m'en voudrez pas? — Nous allons déjeuner; y aura-t-il de la salade ? — Je voudrais une peu de salade...

LA NOURRICE

Oui, oui, il y en aura.

LE ROI

Je ne sais pas pourquoi, je suis un peu triste aujourd'hui. — Mon Dieu ! mon Dieu ! que les morts ont donc l'air malheureux !...

Il Bort avec la nourrice.

ANGUS

Encore une nuit pareille et nous serons tout blancs !

Ils sortent tous, à l'exception des sept béguines, qui entonnent le MUerere en transportant les cadavres sur le lit. Les eloches se taisent. On entend les rossignols au dehors. Un coq saute sur l'appui de la fenêtre et chante.

FIN

A Edmond Picard.

L'Intruse.

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