‹ ThéâtreChapitre 111 sur 115 · PERSONNAGES · texte numérisé non relu

PERSONNAGES

U Aïeul. (Il est aveugle»)

Le Père.

UOncle.

Les trois Filles.

La Sœur de Charité.

La Servante.

La scène dans les temps modernes.

Une salle assez sombre en un vieux château. Une porte à droite, uneporte à gauche et une petite porte masquée, dans un angle. An fond, des fenêtres à vitraux où. domine le vert, et une porte vitrée «'ouvrant sur une terrasse. Une grande horloge flamande dans un coin. Unelampe allumée.

LES TROIS FILLES

Venez ici, grand-père, asseyez-vous sous la lampe.

l'aïeul.

Il me semble qu'il ne fait pas très clair ici.

le père.

Allons-nous sur la terrasse, ou restons-nous dans cette chambre ?

l'oncle.

Ne vaudrait-il pas mieux rester ici ? Il a plu toute la semaine et ces nuits sont humides et froides.

LA fille aînée.

Il y a des étoiles cependant.

l'oncle.

Oh ! les étoiles, ça ne prouve rien.

l'aïeul.

U vaut mieux rester ici, on ne sait pas ce qui peut arriver.

LE PÈRE

Il ne faut plus avoir d'inquiétudes. Il n'y a y plus de danger, elle est sauvée...

l'aïeul.

Je crois qu'elle ne va pas bien...

LE PÈRE

Pourquoi dites-vous cela ?

l'aïeul.

Pai entendu sa voix.

LE PÈRE

Mais puisque les médecins affirment que nous pouvons être tranquilles...

l'oncle.

Vous savez bien que votre beau-père aime à nous inquiéter inutilement.

Je n'y vois pas comme vous.

L'mTRtrsK

11 faut vous en rapporter alors à. ceux qui voient. Elle avait très bonne mine cette après-midi , Elle dort profondément; et nous n'allons pas empoisonner la première bonne soirée que le hasard nous donne.,. Il me semble que nous avons le droit de nous reposerj et même de rire un peu, sans avoir peur, ce soir,

LE PÈRE

C^est vraij c^est la première fois que je me sans chez moi, au milieu des miens^ depuis cet accouchement terrible»

l'oncle.

Une fois que la maladie est entrée dans une maison^ on dirait qu^il y a un étranger dans la fanùUe.

LE PÈRE

Mais alors^ on volt aussi qu'en dehors de la famille, il ne faut compter sur personne.

l'oncle.

Vous avez bien raîso«i,

l'aïeul-

Pourquoi n*ai-je pu voir ma pauvre fille aujourd'hui ?

Vous savez bien que le médecin Va défendu.

204 l'intruse

l'aïeul.

Je ne sais pas ce qu'il faut que je pense...

l'oncle.

Il est inutile de vous inquiéter.

L AÏEUL^ indiquant la porte à gauche.

Elle ne peut pas nous entendre ?

LE PftRE.

Nous ne parlerons pas trop haut ; d'ailleurs la porte est très épaisse, et puis la sœur de charité est avec elle, et nous avertirait si nous faisions trop de bruit.

L AÏEUL, indiquant la porte à droite.

Il ne peut pas nous entendre ?

LE PÈRE

Non, non.

Il dort?

L'AÏEUL

Je suppose que oui.

l'aïeul.

Il faudrait aller voir.

L IKTEUSE

l'oncle.

Il m'inquiéterait plus que votre femme, ce petit. Voilà plusieurs semaines qu'il est né^ et ii a remué a peine; il n^a pas poussé un seul cri jusqu'ici ; on dirait un enfant de cire.

L^AÏËUL.

Je crois qu'il sera sourdj et peut-être muet.,. Voilà ce que c'est que le<i mariages consanguins,*.

Silence r^probïtisui.

LE PÈUE.

Je lui en veux presque du mal qu^il a fait à sa mère,

l'oncle.

H faut être raisonnable; ce n*est pas sa faute au pauvre petit- — Il est tout seul dans cette chambre ?

LE PÈRE

Oui; le médecin ne veut plus qu'il re.^te dans la chambre de sa mère.

Mais la nourrice est avec lui ?

LE PÈRE

Nouj elle est allée se reposer un moment ; eUe Ta bien gagné depuis ces derniers jours, — Ursule, va donc voir sll dort bien»

2o6 l'intruse

LA FILLE AÎSEB.

Oui, mon père.

Les trois sœurs se lèvent, et, se tenant par la main, entrent dans la chambre, à droite.

LE PÈRE

A quelle heure notre sœur viendra-t-elle ?

l'oncle.

Je crois qu'elle viendra vers neuf heures.

LE PÈRE

Il est neuf heures passées. Je voudrais qu'elle vienne ce soir ; ma femme tient beaucoup à la voir.

l'oncle.

Il est certain qu'elle viendra. C'est la première fois qu'elle vienne ici ?

le père.

Elle n'est jamais entrée dans la maison.

H lui est très difficile de quitter son couvent.

LE PÈRE

Elle sera seule ?

l'oncle.

Je pense qu'une des nonnes l'accompagnera.

Elles ne peuvent pas sortir seules.

l'intruse 207-

LE PÈRE

Elle est la supérieure cependant.

l'oncle.

La règle est la même pour toutes.

l'aïeul.

Vous n'avez plus d'inquiétudes ?

l'oncle.

Pourquoi donc aurions-nous des inquiétudes ?" Il ne faut plus revenir là-dessus. Il n'y a plus rien . à craindre.

l'aïeul.

Votre sœur est plus âgée que vous ?

l'oncle.

Elle est l'aînée de nous tous.

l'aïeul.

Je ne sais pas ce que j'ai; je ne suis pas tran- 1/ quille. le voudrais que votre sœur fût ici.

Elle viendra ; elle Pa promis.

l'aïeul.

Je voudrais que cette soirée fût passée !

Rentrent les trois filles..

^o8 l'intruse

LE PÈRE

Il dort?

LA FILLE AÎNÉE

Oui, mon père, très profondément.

L^ONCLE

^u'allons-nous faire en attendant ?

l'aïeul.

En attendant quoi ?

l'oncle.

En attendant notre sœur.

LE PÈRE

Tu ne vois rien venir, Ursule ?

LA FILLE AÎNÉE, à la fenêtre.

Non, mon père.

LE PÈRE

Et dans l'avenue ? — Tu vois l'avenue ?

Oui, mon père ; il y a clair de lune, et je vois l'avenue jusqu'aux bois de cyprès.

l'aïeul.

Et tu ne vois personne ?

la fille,

i^ersonne, grand-père.

l'intruse 209

l'oncle.

Quel temps fait-il ?

LA FILLE

Il fait très beau ; entendez-vous les rossignols ?

l'oncle.

Oui; oui.

la fille.

Un peu de vent s'élève dans l'avenue.

l'aïeul.

Un peu de vent dans l'avenue?

LA FILLE

Oui; les arbres tremblent un peu. / ■

l'oncle.

C'est étonnant que ma sœur ne soit pas encore

Je n'entends plus les rossignols.

Je crois que quelqu'un est entré dans le jardin, grand-père.

l'aïeul.

Qui est-ce ?

la fille.

Je ne sais pas, je ne vois personne.

210 l'intruse

C'est qu'il n'y a personne.

LA PILLE

Il doit y avoir quelqu'un dans le jardin ; les rossignols se sont tus tout à coup,

l'aïeul.

Je n'entends pas niarcher cependant,

LA FILLE

Il faut que quelqu'un passe près de l'étang;, car les cygnes ont peur.

UNE AUTRE FILLE

Tous les poissons de l'étang plongent subitement.

LE PÈRE

Tu ne vois personne ?

Personne^ mon père.

LE PÈRE

Mais cependant; l'étang est dans le clair de lune,.,

LA FILLE

Oui ; je vois que les cygnes ont peur,

l'oncle.

Je suis sûr que c'est ma sœur qui les effraie,. Elle sera entrée par la petite porte.

l'intruse

LE PÈRE

Je ne m'explique pas pourquoi les chiens n'aboient point.

LA FILLE

Je vois le chien de garde tont an fond de sa niche. — Les cygnes vont vers l'autre riveL..

l'oncle.

Us ont peur de ma sœur. Je vais voir, n wpptàit. Ma sœur ! ma sœur 1 Est-ce toi ? — Il n'y a personne*

Je suis sûre que quelqu'un est entré dans le jardin « Vous allez voir.

l'oncle.

Mais elle me répondrait I

l'aïeul.

Est-ce que les rossignols ne recommencent pas à chanter^ Ursule 7

LA fille.

Je n'en entends plus un seul dans toute la campagne»

l'aIeul.

D n'y a pas de bruit cependant,

LE PÈRE

Il y a un silence de mort.

l'intruse

L'AÏEUL

U faut que ce soit un inconnu qui les effraie^ car si c'était quelqu'un de la maison^ ils ne se tairaient pas.

l'oncle.

Allez-vous vous occuper des rossignols à présent?

l'aïeul.

Toutes les fenêtres sont-elles ouvertes, Ursule ?

La porte vitrée est ouverte, grand-père.

l'aïeul. . '

D me semble que le froid entre dans la chambre.

la FILLE.

Il y a un peu de vent dans le jardin, grandpère, et les roses s'effeuillent.

LE PÈRE

Eh bien, ferme la porte. Il est tard.

LA FILLE

Oui, mon père. — Je ne peux pas fermer la porte.

LES deux autres FILLES.

Nous ne pouvons pas la fermer.

l'intruse 2IS

l'aïeul.

Qu'y a-t-il donc^ mes filles ?

l'oncle.

Il ne faut pas dire cela d'une voix extraordinaire. Je vais les aider.

la fille aînée.

Nous ne parvenons pas à la fermer tout à fait.

C'est à cause de l'humidité. Appuyons ensemble. Il faut qu'il y ait queque chose entre les battants.

LE PÈRE

Le menuisier l'arrangera demain.

l'aïeul.

Est-ce que le menuisier vient demain ?

LA fille.

Oui; grand-père^ il vient travailler dans la cave.

l'aïeul.

Il va faire du bruit dans la maison !...

LA FILLE

Je lui dirai de travailler doucement.

On entend, tout à coup, le bruit d'une faux qu'on aiguue au dehon.

Je ne sab pas au juste ; je cnns que c'est le jardinier. Je ne vois pas Ûen, il est dans Fombre de la maison.

LE PÈRE

Cest le jardinier qui va Êiucher.

l'oncle.

U fauche pendant la nuit ?

N'est-ce pas dimanche^ demain? — Oui. — J'ai remarqué que Therbe était très haute autour de la maison.

l'aïeul.

Il me semble que sa faux fait bien du bruit...

LA fille.

Il fauche autour de la maison.

l'aïeul.

L'aperçois-tU; Ursule ?

LA fille.

Non, grand-pèrC; il est dans Fobscurité.

l'intruse 215

l'aïeul.

Je crains qu'il ne réveille ma fille.

l'oncle.

Nous l'entendons à peine.

l'aïeul.

Moi^ je l'entends comme s'il fauchait dans la maison.

l'oncle.

La malade ne l'entendra pas; il n'y a pas de danger.

LE PÈRE

Il me semble que la lampe ne brûle pas bien ce soir.

D faudrait y mettre de l'huile.

LE PÈRE

J'en ai vu mettre ce matin. Elle brûle mal depuis qu'on a fermé la fenêtre.

l'oncle.

Je crois que le verre est voilé.

LE PÈRE

Elle brûlera mieux tout à l'heure.

2i6 l'intruse

LA FILLE

Grand-père s'est endormi. Il n'a pas dormi depuis trois nuits.

LE PÈRE

Il a eu bien des inquiétudes.

l'oncle.

Il s'inquiète toujours outre mesure. Il y a des moments où il ne veut pas entendre raison.

LE PÈRE

C'est assez excusable à son âge.

l'oncle.

Dieu sait où nous en serons à son âge !

Il a près de quatre-vingts ans,

l'oncle.

AlorS; on a le droit d'être étrange.

LE PÈRE

Il est comme tous les aveugles.

l'oncle.

Ils réfléchissent un peu trop.

le père.

Ils ont trop de temps à perdre.

L'INTRUSK

l'oncle-

Ils n'ont pas autre chose à faire.

LE PÈRE

Et puis^ ils n'ont aucune distraction*

l'oncle.

Cela doit être terribîe.

LE PÈRE

Il paraît qu^on s'y habitue, l'oncle.

Je ne puis me l'imaginer.

LE PÈRE

Il est certain qu'ils sont à plaindre^

Ne pas savoir où l'on estj ne pas savoir d'où l'on vient, ne pas savoir où l'on va^ ne plus distinguer midi de minuit, ni l'été de l'hiver*., et toujours ces ténèbres, ces ténèbres.,, j'aimerais mieux ne plus vivre*,. Est-ce que c'est absolument incurable ?

LE PÈRE

Il parait que oui.

l'oncle.

Mais il n'est pas absolument aveugle ?

2i8 l'intruse

LE PÈRE

Il dbtiiigue les grandes clartés.

l'oncle.

Ayons soin de nos pauvres yeux.

LE PÈRE

D a souvent d'étranges idées.

l'oncle* Il y a des moments où il n'est pas amusant.

LE PÈRE

Il dit absolument tout ce qu'il pense.

l'oncle.

Mais autrefois^ il n'était pas ainsi ?

Mais non ; dans le temps il était aussi raisonnable que nous ; il ne disait rien d'extraordinaire. Il est vrai qu'Ursule l'encourage un peu trop; elle répond à toutes ses questions.*.

l'oncle.

Il vaudrait mieux ne pas répondre^ c'est lui rendre un mauvais service.

Dix heures sonnent.

L' AÏEUL; s'éveillant.

Suis-je tourné vers la porte vitrée ?

l'intruse 2x9

LA EILLE.

Vous avez bien dormi, grand-père ?

l'aïeul.

Suis-je tourné vers la porte vitrée ?

LA FILLE

Oui^ grand-père.

l'aïeul.

H n'y a personne à la porte vitrée ?

LA FILLE

Mais non; grand-père^ je ne vois personne.

l'aïeul.

Je croyais que quelqu'un attendait. Il n'est venu personne ?

Personne^ grand-père.

L' AÏEUL; à l'oncle et au père.

Et votre sœur n'est pas venue ?

l'oncle.

Il est trop tard ; elle ne viendra plus ; ce n'est pas gentil de sa part.

LE PÈKE.

Elle commence à m'inquiéter.

On entend un bruit, comme de quelqu'ua qui entre dans la maison.

220 l'intruse

l'oncle.

Elle est là ! avez- vous entendu ?

LE PÈRE

Oui; quelqu'un est entré par les souterrains.

l'oncle.

Il faut que ce soit notre sœur. J'ai reconnu son pas.

l'aïeul.

J'ai entendu marcher lentement.

le père.

Elle est entrée très douceàient.

Elle sait qu'il y a un malade.

Je n'entends plus rien maintenant.

l'oncle.

Elle montera immédiatement^ on lui dira que nous sommes ici.

LE PÈRE

Je suis heureux qu'elle soit venue.

l'oncle.

J'étais sûr qu'elle viendrait ce soir.

l'intruse 221

l'aïeul.

Elle tarde bien à monter.

l'oncle.

Il faut cependant que ce soit elle.

LE PÈRE

Nous n'attendons pas d'autres visites.

l'aïeul.

Je n'entends aucun bruit dans les souterrains.

LE PÈRE

Je vais appeler la servante ; nous saurons à quoi nous en tenir.

Il tire un cordon de sonnette.

l'aïeul.

J'entends déjà du bruit dans l'escalier.

C'est la servante qui monte.

l'aïeul.

Il me semble qu'elle n'est pas seule.

Elle monte lentement...

J'entends les pas de votre sœur I

222 l'iXTRUSE

LE PÈSE

Je n'entends^ moi^ que la servante.

l'aïeul.

C'est votre sœur! c'est votre sœur!

On frappe à la petite porte.

l'oncle.

Elle frappe à la porte de Fescalier dérobé.

le père.

Je vais ouvrir moi-même^ parce que cette.

petite porte fait trop de bruit ; elle ne sert que lorsqu'on veut entrer dans la chambre sans qu'on

s'en aperçoive. Il entr'oayre U petite porte ; la eenrante reste dehorf, dans l'entre^jâiUement. Où êteS-VOUS ?

LA SERVANTE

Ici; Monsieur,

Votre sœur est à la porte ?

Je ne vois que la servante*

LE PÈRE

Il n'y a que la servante, a la servante. Qui est-ce qui est entré dans la maison ?

LA SERVANTE

Entré dans la maison ?

l'intruse. 223.

LE PÈRE

Oui^ quelqu'un est venu tout à Theure ?

LA SERVANTE

Personne n'est venU; Monsieur.

l'aïeul.

Qui est-ce qui soupire ainsi ?

l'oncle.

C'est la servante, elle est essoufflée.

l'aïeul.

Est-ce qu'elle pleure ?

l'oncle.

Mais non ; pourquoi pleurerait-elle ?

LE PÈRE, à la servante.

Quelqu'un n'est pas entré, tout à l'heure ?

LA servante.

Mais non. Monsieur,

LE Jrl£Kl£,

Mais nous avons entendu ouvrir la porte I

LA SERVANTE

C'est moi qui ai fermé la porte.

LE PÈRE

Elle était ouverte ?

LA SERVANTE

Oui^ Monsieur,

LE PÈRE

Pourquoi était-elle ouverte^ à cette heure ?

LA SERVANTE

Je ne sais pas. Monsieur^ mol je l'avais fermée*

LE PÈRE

Maïs alors, qui est-ce qui Ta ouverte ?

LA SERVANTE

Je ne sais pas, Monsieurj il faut que quelqu'un soit sorti après moi,,.

II faut faire attention. — Mais ne poussez donc pas la porte ; vous savez bien qu'elle fait du bruit!

LA SERVANTE

Mais, Monsieur^ je ne touche pas à la porte.

LE PÈRE

Mais si ! vous poussez comme si vous vouliez entrer dans la chambre !

LA SKRVANTE.

Maîsj Monsieur, je suis à trois pas de la porte !

LE PÈRE

Parlez un peu moins haut.

l'aïeul.

Est-ce qu'on éteint la lumière ?

LA FILLE AÎNÉE

Mais non^ grand-père.

l'aïeul.

Il me semble qu'il fait noir tout à coup.

LE PÈRE^ à la servante.

Descendez^ mais ne faites plus de bruit dans i'escalier.

LA SERVANTE

Je n'ai pas fait de bruit.

Je vous dis que vous avez fait du bruit ; descendez doucement ; vous éveilleriez Madame.

Et s'il venait quelqu'un, dites que nous n'y ^sommes pas.

l'oncle.

Oui, dites que nous n'y sommes pas.

l'aïeul, tressaillant.

Il ne fallait pas dire cela!

LE PÈRE

...Si ce n'est pour ma sœur et pour le médecin.

l'oncle.

A quelle heure le médecin viendra-t-il?

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ESeesteotrée?

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Qui donc?

Lasenrante?

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