ACTE QUATRIÈME I4I
C'est moi^ Seigneur.
HJALMAR.
Ah ! c'est vous^ nourrice. Il fait si noir dans ce corridor... Je ne vous reconnaissais pas. Que faites-vous ici ?
LA NOURRICE
J'allais à la cuisine; et j'ai vu le chien devant la porte...
HJALMAR.
Ah ! c'est Pluton ! — Ici Pluton !
ANNE^ dans la chambre.
C'était le chien !
LE ROI
Quoi?
ANNE
C'était le chien qui grattait...
LA NOURRICE^ dan» le corridor.
Il était dans la chambre de Maleine. Je ne sais pas comment il est sorti,..
HJALMAR.
Est-ce qu'elle n'est plus dans sa chambre ?
LA NOURRICE
Je ne sais pas ; elle ne répond pas«
HJALMAR.
Elle dort.
• LA NOURRICE
Il ne veut pas s^éloigner de la porte.
HJALMAR.
Laissez-le ; les chiens ont d'étranges idées.Mais quelle tempête, nourrice! mais quelle tempête!...
LA NOURRICE
Et le petit AUan n'est pas encore couché ?
HJALMAR.
Il cherche sa mère ; il ne trouve plus sa mère.
LE PETIT ALLAN
Petite mère est pe-erdue !
HJALMAR.
Il veut absolument lavoir avant de s'endormir. Vous ne savez pas où elle est ?
LA NOURRICE
Non.
LE PETIT ALLAN
Petite mère est pe-erdue !
HJALMAR, dans le corridor.
On ne la trouve plus.