‹ ThéatreChapitre 20 sur 40 · Jaque. — Hufian · texte numérisé non relu

Jaque. — Hufian

GHRISTOVAL DE LUGO. 183

ANTONIO. Je me couvre avec le bouclier, je tire la rapière, je me mets en garde et je me fends, je retombe en garde et je porte un nouveau coup.

(Entre le père de la Croix, appuyé sur un bâton et priant, un rosaire à la main.)

LE PÈRE DE LA CROIX. Frèrc Auionio, c'en est assez. Retirez-vous d'ici.

ANTONIO. Je prenais un peu d'exercice après dîner; on dit que cela est bon.

LE PÈRE DE LA CROIX. Allez pHer pendant deux heures et frère Angel ira étudier.

ANTONIO, bas à Angel. Et ICS bOUlCS ?

ANGEL, de même. Je ICS ai.

ANTONIO. Prends et emporte les palettes.

(Les deux jeunes gens sortent. — Entre le démon Saquiel velu en ours. Tout s'est passé ainsi l.)

SAQUIEL. Infirme par ta propre volonté, penses-tu que tu vas réunir en toi la vie et la mort, l'orgueil et l'Iiumililé, la vertu et le vice?

LE PÈRE DE LA CROIX. QucUe concluslou tircs-tu de Ki, Satan?

SAQUIEL. Que ta folie est ridicule, que la porte du ciel ne s'ouvre pas pour des bandits de ta sorte.

LE PÈRE DE LA CROIX. Tu vcux disputcr avcc moi , sachant que si je te suis supérieur par la foi, tu es plus savant que moi en mauvaises raisons. Dis-moi pourquoi tu es venu, ou va-l'en et ne me parle plus.

SAQUIEL. Je suis venu pour t'ôter la vie.

LE PÈRE DE LA CROIX. Si Dicu te le permet, la chose te sera facile, comme à moi de te la donner sans résistance. Si

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