‹ Théâtre: mystere, comédies et balletsChapitre 94 sur 228 · SCENE XY · texte numérisé non relu

SCENE XY

l'iF.r.r.oT, cnioMniNF..

colombim:.

Quel est donc ce nigaud qui se pince pour rire?

l'IERROT.

C'est un mori qui se tue.

IMEHUOT l'OSTIllME.

COLOMBIiNE.

Ose encore le redire.

Ou, iiKilgré la niaiyreiir dont tu fais embarras, Je saurai te trouver assez de chair au jjras Pour te faii'o mal...

Elle le pince.

PIERROT

Aïe !

COLOJIBIKE.

Imbécile, maroufle, Ta face existe assez pour un coup de pantoufle. Tiens, bélître !

Elle lui lionne un ?ouf(lel avec sa mule. PIERnOT.

Ouf!

COLOMBINE

Ma main, alerte àsoullleler, Ne négligera rien pour te ressusciter.

Ah! gueux, tu ne veux pas revivre à mes caresses. Et, mort, à l'étranger tu nourris des maîtresses ! Puisque de mes baisers tu lie fais aucun cas^ Que tu n'es pas sensible aux moyens délicats, J'abandonne ton cœur, et vais sur ton éjxiulc Faire dialoguer ton cuir avec ma gaule.

Elle le bat.

Ton dos est-il content de ce petit discours ?

riERROT.

On m'échine! on m'a.ssoinme ! à lu j^ardc ! an seconis !

COLOMBLNE.

Quel cadavre douillet !

Elle continue de le battre.

PIERROT

Oh!

COLOMm.NE.

Qu'as-tu donc à braire?

Tu sors du rôle ; un mort ne sent rien...

PIERROT

Au contraire!

JCOLOMRINE.

Faut-il continuer plus longtemps sur ce ton?

Grâce !

COLOMBINE

Que répond l'ombre à ces coups de bâton !

PIERROT

L'ombre répond qu'elle est un corps qu'on martyrise.

COI.OMRINE.

Si ta conviction n'était pas bien assise, L'on peut...

PIERROT

Non pas, je vis, je le sens, je le crois. C'est assez ; je mouri'ais tout de bon celte lois.

riEKUOT l'OSTlll .ME. 205

COLOMBTNE.

Roii ! tu renonces doue à ce jeu ridicule ?

l'IEr.UOT.

l'oui jamais. Cependant il me reste un scrupule. L(! docteur m'assurait...

COLOMBINE

Le docteur est un sot.

PIERROT

Justement le voici qui vient. Doclcur, un mol !

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