LE CLERC
Elle est seule et vit à l'abandon.
L'ÉVÊQUE, tressaillant.
Loreley
(Comme en prières, les yeux au ciel.)
Triste et douloureux nom...
Elle est donc éternelle, hélas! la courtisane Pleurant aux pieds du Christ"?
(Il s'avance vers Loreley et étend la main au-dessus d'elle.)
Qu'un autre te condamne.
Va-t-en, je ne saurais, moi, prononcer ta mort. Va-t-en dans un couvent, rase ces cheveux d'or, Dérobe à tout jamais ce visage de neige Et Féclat de ces yeux, où règne un sortilège... Car j'y sens malgré moi la douceur d'un baiser. C'est leseul châtiment que je puis t'imposer : Le silence et la nuit sur ta beauté fameuse, L'oubli sur le scandale...
(L'Évêque traverse la scène à pas lents ; tout le fond du décor redevient obscur et s'évanouit.)
LE CONTEUR
Et dans l'ombre fumeuse Des cires, vers le Christ en larmes de l'autel, L'évêque s'enfonça rêveur et solennel.