‹ Théâtrè par Jean LorrainChapitre 61 sur 113 · MAHEUDE, MENGEOTTE, LA MENDIANTE · texte numérisé non relu

MAHEUDE, MENGEOTTE, LA MENDIANTE

MENGEOTTE

Comme il a l'air préoccupé! comme sa parole est saccadée et brèvel c'est à peine s'il m'a regardée.

MAUEUDE

Quelque nouvelle passion le tourmente. Il y avait comme de l'orage dans ses gestes contenus et ses regards violents.

MENGEOTTE, inquiète.

Vous le croyez amoureux ?

MAIIEUDE

Amoureux, lui? non, mais désireux de quelque fille, cela sûrement.

(Mengeotte s'est aiTêtée navrée. Fendant ce temps la mendiante s'est approchée à petits pas des deux femmes.)

LA MENDIANTE, tendant la main.

La charité au nom du ciel, mes bonnes âmes,

M.VIIEUDE, entraînant vivement Mengeotte.

Ne lui donnez pas, ne lui donnez pas! c'est l'aflreuse vieille qui venait rôder autour du château et que messire le chapelain a fait chasser, parce qu'elle troublait le sommeil de la reine.

MENGEOTTE, efifiayée.

La mendiante qui!...

MAIIKUDE

Oui, celle qui avait vendu clans un sac cette équivoque racine qui ressemblait à un enfant mort-ne'.

LA MENDIANTE, ricanant.

La charité, mes bonnes âmes.

(Maheudc et Mengeotte se sauvent eu courant. i

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