‹ ThéâtreChapitre 20 sur 116 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MYRHUS

MYRIIUS, regardant autour de lui la foret et le grand parc sombre.

Puisse ce dernier soir Voir nos derniers soucis. Comme le ciel est noir! C'est demain seulement que se lève la lune. (Il se dirige lentement vers la porte du jardin, une clef a la main.)

Ce soir la nuit obscure et dans la forêt brune Pas un reflet ami rôdant par les halliers, Et demain la lumière inondant les sentiers. La splendeur après l'ombre, image de la vie.

(Il s'aperçoit que la porte est ouverte.)

Cette porte est ouverte et le verrou dévie.

(Il remet le verrou et ferme la porte à double tour.)

J'avais cru la fermer en revenant des bois Ce matin, le verrou m'aura glissé des doigts.

Ql se dirige lentement vers Ihabilatioa.)

Il me faudra demain trouver la Heur de mousse.

(Il remonte les degrés du perron.)

Dieu seul est grand, un brin d'herbe qui pousse! Un aveugle y revoit.

(Une sonnerie de cor éclate au lom. Il s'arrête )

Qu'entends-je? un bruit de cor Pleure et se traîne au loin dans la valle'e ?

(Deuxième appel de cor plus rapproché.)

Encor?

Qui peut chasser le cerf à cette heure avance'e ?

(Un troisième appel de cor éclate, cette fois beaucoup plus rapproché.)

Mais à quelle chimère avais-je la pensée? Trois appels re'pétés, c'est le signal du floi. (Il descend le perron et se dirige vivement vers la porte du jardin.)'

Léontès à cette heure-ici... d'un vague effroi

Je me sens envahir...

(On heurte trois coups à la porte.)

On frappe à cette porte.

(Il prend la clef et la tourne dans la serrure.)

VOIX DE LÉONTÈS, au dehors.

Ouvre, c'est moi.

(Mvrhus pousse le verrou. La porte s'ouvre. Le roi Léontès apparait; il est seul, casqué. Un nègre tient une torche allamée.)

MYRHUS, s"effaçant tète basse devant le roi. Le Roi.

LliONTE.S

Lui-même.

YANTHIS

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