‹ ThéâtreChapitre 26 sur 156 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

l'abbé On pouvait le rééditer plus mal à propos.

FLORESTAN

Editiante modestie !

LABBK

Oh! Oh!... Sur quelles ronces avcz-vous marché uijourd'hui ?

ESTELLE

Laissez donc! Monsieur est dune humeur massaîrante... Savez-vous pourquoi?

LABBÉ

Non, mais il est inutile...

ESTELLE

Je veux vous le dire. La duchesse, qui donne une 'ête demain, nous a fait promettre, au marquis et à Tioi, de chanter.

l'abbé

Eh hien ?

ESTELLE

Eh bien... nous ne sommes pas d'accord sur le ;hoix des morceaux.

LABBÉ

Ce n'est que cela ?

FLORESTAN

Oui.

Le cas. est simple, vous pouvez le trancher.

LABBÉ

.Mais...

FLORESTAN

Pas de mais!... En votre r|unlité de poète et de musicien, vous êtes excellent juge.

l'abbé Vous croyez ?

ESTELLE

Assurément. Je connais des romances et des vers de votre façon tout à fait délicieux.

l'abbé

Vous me flattez.

FLORESTAN

Non pas!... Et si vous n'aviez de bonnes terres qui ne doivent rien à personne, vous pourriez, comme l'abbé Pellegrin, dîner de l'autel et souper du théâtre, j

l'abbé Dieu m'en garde ! Je m'accoutumerais difTicilement aux maigres festins, moi, qui suis (( le matin catholique et le soir gastrolàtre ». Je n'entends courtiser les muses qu'à mes moments perdus, entre la messe et les repas.

ESTELLE

Ne vous dépréciez donc point. La duchesse a sur son album certain sonnet de vous que ne désavouerait aucun de nos auteurs à la mode.

FLORESTAN

Ah! vraiment! dites-nous-le, l'abbé?

l'abbé Oh! non... pas maintenant.

ESTELLE

Pourquoi ?

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