SCENE PREMIERE
l'abbé On pouvait le rééditer plus mal à propos.
FLORESTAN
Editiante modestie !
LABBK
Oh! Oh!... Sur quelles ronces avcz-vous marché uijourd'hui ?
ESTELLE
Laissez donc! Monsieur est dune humeur massaîrante... Savez-vous pourquoi?
LABBÉ
Non, mais il est inutile...
ESTELLE
Je veux vous le dire. La duchesse, qui donne une 'ête demain, nous a fait promettre, au marquis et à Tioi, de chanter.
l'abbé
Eh hien ?
ESTELLE
Eh bien... nous ne sommes pas d'accord sur le ;hoix des morceaux.
LABBÉ
Ce n'est que cela ?
FLORESTAN
Oui.
Le cas. est simple, vous pouvez le trancher.
LABBÉ
.Mais...
FLORESTAN
Pas de mais!... En votre r|unlité de poète et de musicien, vous êtes excellent juge.
l'abbé Vous croyez ?
ESTELLE
Assurément. Je connais des romances et des vers de votre façon tout à fait délicieux.
l'abbé
Vous me flattez.
FLORESTAN
Non pas!... Et si vous n'aviez de bonnes terres qui ne doivent rien à personne, vous pourriez, comme l'abbé Pellegrin, dîner de l'autel et souper du théâtre, j
l'abbé Dieu m'en garde ! Je m'accoutumerais difTicilement aux maigres festins, moi, qui suis (( le matin catholique et le soir gastrolàtre ». Je n'entends courtiser les muses qu'à mes moments perdus, entre la messe et les repas.
ESTELLE
Ne vous dépréciez donc point. La duchesse a sur son album certain sonnet de vous que ne désavouerait aucun de nos auteurs à la mode.
FLORESTAN
Ah! vraiment! dites-nous-le, l'abbé?
l'abbé Oh! non... pas maintenant.
ESTELLE
Pourquoi ?