VIII PREFACE
bine et de cet arl mimé si amusant en sa naïveté ou, comme vous voudrez, en son raffinement.
Et, pantomimes ou monomimes, dialogues ou monologues, combien en avez-vous écrit de ces , saynètes, qui amènent tour à tour le rire ou la terreur ! Je songe à Polichinelle et la Mort où je retrouve connue un écbo des contes de mon enfance avec les prouesses du sergent La Ramée se moquant de la Camarde à la façon d'Ulespiegler.
Vous nous avez déjà fait connaître, avant les , ombres du Cliat Noir, s'il m'en souvient bien, les Ombres chinoises de votre père. Ces ombres j traversèrent la rue et, de chez vous, entrèrent chez ' Salis. Peut-être est-ce à vous que nous devons cette vision exquise, la Marche à l'Etoile, et cet | autre chef-d'œuvre, XEpopée. M. de Vogiié salua le Chat Noir en pleine Académie. Je suis heureux de vous remercier publiquement de ce que vous avez fait pour la renaissance de cet art si regretté depuis la disparition du bon Séra])hin.
Et savez-vous qu'en écrivant ces monologues vous reveniez tout simplement, non pas à l'enfance de l'art, mais aux origines mêmes du théâtre? Sans doute vous le savez, et ce n'est pas à vous qu'on apprendra ce qu'étaient les monologues antiques, ni même qu'on apprendra quoi que ce soit.
Vous avez ressuscité Susarion, oui, Susarion, ce bateleur qu'on nous donne comme l'inventeur de