ACTE I, Sci.SK III
LE CHEVALIER
Excellence, puisque je suis là, je voudrais encore...
KAUNITZ
Qiioi, chevalier?
LE CHEVALIER
Cette arrestation m'a coûté beaucoup d'argent, en postillons et auberges...
KAUNITZ
Vous avez reçu, à ce- sujet, deux cents louis du comte de Metternich.
LE CHEVALIER
C'est bien trop peu ! sans faire seulement état de mes peines et risques, je ne suis même pas couvert de mes débours.
KAUNITZ
Demandez le supplément à la cour de France.
LE CHEVALIER
Elle ne me répond pas.
KAUNITZ
Je vais vous faire un bon de cinq cents flo-
23» TllÉROIGNE DE MÉRICOIJRT
LE CHEVALIER, pendant q„c Knnuiti écrit le Ion.
Tenez compte, mon prince, que j'ai eu, en outre, un travail de plusieurs semaines, pour réunir, dans le mémoire que vous avez là, toutes les accusations concernant Théroigne.
KAUNITZ, /„/ remettant le bon.
Voici pour vos frais de route. J'ai ajouté quelque chose pour vos frais d'imagination.
LE CHEVALIER
Adieu, Excellence.
KAUNITZ
Adieu ! (Il sonne pendant que le chevalier sort. L'officier reparait. Désignant à celui-ci la porte de droite.) Veuillez faire entrer la personne qui attend là.
(L'officier introduit Théroigne et se relire.)