‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 17 sur 220 · MARIANNE, PAULETTE, HUBERT · texte numérisé non relu

MARIANNE, PAULETTE, HUBERT

MARIANNE, à Hubert, qui entre par le fond.

Bonjour!

HUBERT

J'ai tenu à venir vous serrer la main. Mais je suis dans l'affairement du retour. Je n'ai qu'une minute à moi.

ACTEI.SCÈNEVI 33

MARIANNE

En ce cas, je me reprocherais de vous faire asseoir.

HUBERT

Ça, c'est méchant !

MARIANNE

Mais non, cher ami...

HUBERT

Si! si! Vous ne demandez qu'à vous passer de moi, pourvu que je vous laisse ma femme. Savez-vous bien jusqu'à quelle heure, hier, vous l'avez gardée?

MARIANNE

Non!

HUBERT

Mon dîner avait eu le temps de refroidir.

PAULETTE

Voyons, Hubert, ne revenez pas là-dessus ! . . .

HUBERT

11 était huit heures et demie.

}4 Ï-E DEDALE

MARIANNE

On ne s'était pas vues depuis si longtemps!

PAULETTE, à Hubert.

Puisque vous êtes pressé, profitez de la voiture. Je vous poserai où vous voudrez. (Elle a gagné la parle du fond.) Partez avec moi .

HUBERT, à Pauletie.

Dans un instant... Quand j'aurai dit à notre cousine combien je trouve que l'été lui a réussi... (A Marianne.) Vous n'avez jamais été plus séduisante !

MARIANNE

J'aimerais le croire.

Cela est si vrai, ma chère amie, que, chaque fois que je vous retrouve, mon grief se ranime contre ce Pogis de vous avoir quittée!... Evidemment, j'admets qu'un mari, à la dérobée, se donne du bon temps...

MARIANNE

Tiens! tiens!

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