MARIANNE, PAULETTE, HUBERT
MARIANNE, à Hubert, qui entre par le fond.
Bonjour!
HUBERT
J'ai tenu à venir vous serrer la main. Mais je suis dans l'affairement du retour. Je n'ai qu'une minute à moi.
ACTEI.SCÈNEVI 33
MARIANNE
En ce cas, je me reprocherais de vous faire asseoir.
HUBERT
Ça, c'est méchant !
MARIANNE
Mais non, cher ami...
HUBERT
Si! si! Vous ne demandez qu'à vous passer de moi, pourvu que je vous laisse ma femme. Savez-vous bien jusqu'à quelle heure, hier, vous l'avez gardée?
MARIANNE
Non!
HUBERT
Mon dîner avait eu le temps de refroidir.
PAULETTE
Voyons, Hubert, ne revenez pas là-dessus ! . . .
HUBERT
11 était huit heures et demie.
}4 Ï-E DEDALE
MARIANNE
On ne s'était pas vues depuis si longtemps!
PAULETTE, à Hubert.
Puisque vous êtes pressé, profitez de la voiture. Je vous poserai où vous voudrez. (Elle a gagné la parle du fond.) Partez avec moi .
HUBERT, à Pauletie.
Dans un instant... Quand j'aurai dit à notre cousine combien je trouve que l'été lui a réussi... (A Marianne.) Vous n'avez jamais été plus séduisante !
MARIANNE
J'aimerais le croire.
Cela est si vrai, ma chère amie, que, chaque fois que je vous retrouve, mon grief se ranime contre ce Pogis de vous avoir quittée!... Evidemment, j'admets qu'un mari, à la dérobée, se donne du bon temps...
MARIANNE
Tiens! tiens!