MARIANNE, MADAME DE POGIS
MADAME DE POGIS.
Vous! chère enfant!... C'est vous!
MARIANNE
Je me suis offerte à vous écouter moi-même.
MADAME DE POGIS.
Marianne !
MARIANNE
Oh! madame, épargnons vos nerfs et les miens! Ne disons que le strict nécessaire.
MADAME DE POGIS.
Pourquoi m'ètre dure, petite?... Moi, que vous ai-je fait, moi ?
82 LEDÉDALE
MARIANNE
Vous venez me tourmenter dans la possession de mon fils.
MADAME DE POGIS.
Je viens vous détourner d'avoir, une fois de plus, avec Max, un lamentable procès.
Entre M. de Pogis et moi, tout est jugé.
MADAME DE POGIS.
Vous VOUS trompez : la garde de l'enfant, attribuée à l'un des époux contre l'autre, ne l'est jamais que provisoirement.
MARIANNE
Je n'ai pas démérité.
MADAME DE POGIS.
Sans doute!... Mais, aujourd'hui, c'est mon fils qui mérite mieux. Il ne mérite plus d'être frappé d'une déchéance presque complète dans ses droits paternels.
MARIANNE
Vous affirmez des choses sans que je sache y contredire. Je m'informerai si, réellement, j'ai