ACTE III, SCÈNE II
SCÈ'ME II
Les Mêmes, MARIANNE
MARIANNE
Il va dormir. (Allant au médecin.) Docteur, vous m'avez affirmé, hier matin, que mon fils, sans qu'il soit encore bon de le déplacer, était cependant guéri?
LE DOCTEUR
Je vous le répète.
MARIANNE
J'ai attendu un jour et demi, pour vous laisser bien le temps de confirmer votre assurance. Maintenant, pour la dernière fois, je vous demande votre parole que l'enfant n'a plus besoin de moi. Puis-je le quitter sans l'ombre d'une arrière-pensée ?
LE DOCTEUR
Je vous réponds de lui.
lo8 LE DÉDALE
MARIANNE, à maJamc de Pogis.
En ce cas, madame, voudriez-vous bien faire prévenir qu'il va y avoir des ordres pour atteler. Il passe un train sur Paris dans deux heures.
MADAME DE POGIS.
Vous n'allez pas vous mettre en route vers minuit?
MARIANNE
Dès l'instant que j'ai la certitude d'être inutile sous ce toit, il ne convient plus que j'y demeure.
(Le dodciir s'est mis à écrire.)
MADAME DE l'OGIS.
Pour vouloir ainsi précipiter votre départ, avez-vous un motif que vous ne me faites pas connaître?
MARIANNE
Non. Je n'en dissimule aucun... Lequel?
MADAME DE POGIS.
Peut-être refusez-vous d'occuper la chambre où nous sommes, parce qu'elle a jadis été la vôtre ?