GUILLAUME, MARIANNE
MARIANNE, nnliant par la gauche.
Je vous écoute.
LE DEDALE
GUILLAUME
Après ce qui s'est passé, je m'étais cru à jamais détaché de vous. Mais l'ivresse de la colère a eu vite fait de ne plus me soutenir. Je me suis épuisé dans le besoin d'une vengeance qui fuyait devant moi ; et il est en votre pouvoir, à présent, que je me détourne de vouloir l'assouvir. Tel que je vous reviens, s'il vous plaît de me dire que, dans votre cœur, l'amour a gardé pour moi des racines saignantes, s'il vous agrée encore que je vous aime, alors je suis prêt à me déclarer soumis, résigné, même heureux... Parlez!
MARIANNE
Guillaume, je m'étais donnée à vous de toute ma bonne foi ! J'ai été votre femme sans distraire, de ce que je vous devais, un rêve, un désir, une intention. Mais, parce que ma conscience envers vous a été, en d'autres temps, si claire et si pure, j'y vois d'autant mieux qu'elle est maintenant tachée d'un souvenir qui ne s'effacera pas.
GUILLAUME
Ce souvenir, ni ma conduite ni aucune de mes paroles ne l'évoquera dorénavant. Tout ce