ACTE I, se H NE XVII I
de moi ne saurait te retenir... Ah! je n'avais pas prévu, pour si tôt, cette blessure!
MARIE-JEAXXE.
Mais je vous aime toujours autant! Je ne mérite pas de reproches aussi cruels!... J'en appelle, ma petite mère, à vos propres souvenirs : Lorsque, jadis, vous avez été impatiente de vous marier avec mon père, est-ce que cela vous fit cesser de chérir les êtres qui vous avaient élevée? Xe restiez-vous pas, quand même, la fille bien aimante de grand'mère?
SABINE
Oui, à cette heure, tu me fais revivre la fille que je fus. Je la comprends par la fille que j'ai.. . C'est juste!
MARIE-JEAXXE .
De grâce, mère, ne me repoussez pas. Vous aurez un enfant de plus, pour. vous adorer, pour vous bénir. Ah! permettez que Didier soit bientôt votre fils ! Dites-moi que vous consentez, je vous en prie! Je vous en supplie!
s A B I X E , à bout de résistance.
Mes nerfs sont usés. Mon cœur ne veut plus te garder malgré toi.
MARIE-JEAKNE.
Vous ne dites plus non?... C'est vrai? c'est bien vrai? (Sabine fait un signe affirviatif.) Oh! ma mère chérie, quelle joie vous m'accordez ! Je ne sais comment vous l'exprimer! Je ne vous embrasserai jamais assez !
SABINE
Ne me remercie pas trop, pas tant!... Sois bien contente, mais plus bas... tout bas!...
MADAME F ONT EN Aïs.
Allons, Sabine, secoue-toi! Quand ta fille t'aura quittée, pense que tu ne seras pas seule, pense que ta mère te reste !
SABINE
Oui!
MARIE-JEANNE, à vwdame Fontenais.
Oh! n'est-ce pas? grand'mère, vous serez là, pour être, tout le temps, bien bonne pour elle.
SABINE
Toi mariée, ma petite!... Marie-Jeanne mariée!... Oh! cela me semble si... si comique! (EUc fond en larmes.)