ACTE II
Un bureau meublé comme un petit salon, et situé au rez-de-chaussée. Au fond, une porte donnant sur un jardin; une porte, à gauche, donnant sur une allée; une porte, à droite, communiquant avec l'appartement.
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MARIE-JEANNE, LÉONIE. Au lever du rideau, Marie-Jeanne, venant de Vappartevient avec Léonie, achève de lui faire effectuer h tour du propriétaire.
MARIE-JEAXXE.
Et ici, tu vois, c'est le bureau de Didier. Il donne sur le jardin : la verdure te cache les
écurie et remise. Nous n'avons que deux chevaux; c'est peu pour les courses de mon mari, pour les miennes, pour mes visites. Mais il faut être raisonnable, dans les commencements.
LÉONIE
Je comprends qu'avec ces facilités et ce confortable, on s'accommode très bien d'habiter Boulogne-sur-Seine.
MARIE-JEANNE
Il importait que Didier ne fût plus astreint, soir et matin, à un trajet considérable. (Dàignant la porte de gauche.) Par cette porte, qui est notre passage vers l'avenue, il ne met pas cinq minutes d'ici à son usine.
LKONIE.
Qu'est-ce que ta mère a dit quand tu as quitté son quartier, où elle t'avait installée, pour venir résider si loin d'elle?
MARIE-JEANNE
Pauvre bonne mère ! elle m'a fait toute une histoire. Elle m'a traitée d'ingrate. Parmi je ne sais combien de griefs, elle m'a reproché même des choses accomplies à mon insu : entre autres, d'avoir refusé, il y a quatre ans, de se remarier, par dévouement pour moi.