‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 8 sur 134 · ACTE I, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE V

Alors, je ne vois plus à vous prier que d'une chose. Avertissez-la que le hasard m'a déjà fait vous découvrir, pour qu'elle réfléchisse et se sache à la merci de tous les autres hasards de demain... Ferez-vous cela bien fidèlement?

Je lui répète tout : je lui rapporterai notre entretien.

Bientôt?

VIVARCE.

Bientôt.

N E s T E , avec angoisse.

Oh!... peut-être même cette nuit?.,

VIVARCE, en se détournant.

Je vous en prie!...

Ah! jeunesse!... jeunesse!...

20 l'Énigme

SCEIsLE VI

NESTE, VIVARCE, LÉONORE, puis G I SELLE.

LEONORE, rentrant, devant Giselle, par la porte du jardin.

Vivarce, je vous informe que mon fils vous adore. Vous lui représentez toutes les élégances, vous êtes le but de toutes ses ambitions. Au lieu de rêver, comme les autres enfants, d'être militaire quand il sera grand, il répond à mes questions : « Je voudrais être M. de Vivarce! »

VIVARCE.

Le pauvre petit !

GISELLE

Pour ce qui est de mes fils, vous les intimidez plutôt... Oh! certes, ils vous admirent aussi. Mais j'ai souvent observé que, sous votre œil, ils avaient quelque chose d'un peu craintif.

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