ACTE III, SCENE III
été là à toute minute, pour le soigner d'amour, le guérir de caresses. Je lui aurais épargné ce qui, dans sa vie sans foyer, l'aura rongé, assailli, usé : les solitudes, les anxiétés, les imprudences, tout ce qu'on ne sait pas... (Comme se parlant à elh-mème.) tout cc qu'on ne peut pas savoir.
PAULINE, secouant la t'ete.
Pfff! un poitrinaire!... fils de poitrinaire!...
IRÈNE, bouleversée.
Tais-toi f
PAULINE
Qu'as-tu !
IRENE, se contenant.
Rien : L'affreuse pensée de cette loi de mort!... (Évasivement.) Le souvenir!... Pourquoi m'as-tu parlé de cela?...
2l8 LES TENAILLES
SCÈ'K.E IV
Les Mêmes, RENÉ, FERGAN.
RENE, entrant en courant.
Maman, maman!...
IRÈNE, ouvrant les Iras à son fils.
René!... Mon trésor!... Mon mignon si faible!... Viens que je t'embrasse!... (Elle l'enlace.) que je te câline, que je te regarde prendre de belles couleurs!... Oh! deviens bien fort!...
(L'enfant murmure.) bien tapageur !... fl'Én/îK/ se débat.) bien mauvais même, comme un bon petit diable!...
Papa m'a promis qu'il allait m'emmener avec lui, dans le dog-cart...
Non, monsieur, non!... Vous savez bien qu'il vous est défendu de jamais sortir sans moi !