ACTE III, SCENE VI
FERGAN
C'est absurde!... Et quelle maladie a-t-on trouvée à notre fils?
IRENE, interloquée.
On a reconnu que...
FERGAN, incrédule.
Quoi?
IRÈNE
... Que mon amour seul était capable de le préserver... de le sauver... par un régime de tous les jours, par un traitement de tous les instants...
FERGAN
Assez de phrases vagues!... Quand quelqu'un est malade, sa maladie porte un nom. Précisez?
IRÈNE
Comme vous me tourmentez ! . . . Mais croyezmoi donc! Vous voyez bien dans quelle émotion je suis!...
FERGAN
Hé ! les docteurs aussi auront bien vu ce que
VOUS attendiez d'eux pour me l'opposer. Vous en avez remporté des diagnostics de complaisance... Ah çà! vous êtes une femme bien portante. Moi, sapristi! j'ai un bon coffre! Est-ce avec ces antécédents-là que l'on donne naissance à des enfants rachitiques? (Irène baisse la tête pi'.ndant ces paroles qui l'embarrassent.) Au surplus, nous constaterons bientôt comment notre fils aun profité de sa première année d'internat...
IRÈNE
Jamais!
FERGAN
Plaît-il?
Jamais vous ne me convaincrez sur ce point ! Jamais je ne fléchirai !
Alors, finissons-en tout de suite avec cette discussion stérile : veuillez faire préparer le petit bagage de René.
I R il N E Comment cela?