ACTE II, SCENE II 5O
Justement. L'erreur et la faute que j'ai commises envers M"e de Vesles, je demande à les abjurer aux pieds de la marquise de Nohan. Cela répondrait à tout, je pense, et le fait même du mariage suppléerait éloquemment à tout commentaire.
LIGUEIL, lui prenant la main.
Bien ! C'est brave et intelligent. Tu as raison.
NOHAN
Certes, je ne lui offre pas une fortune, surtout en comparaison de celle que je lui ai fait manquer. Tu le sais, je suis presque pauvre. Mais mon nom est l'égal des plus fiers, et couvrira la vie de la femme qui le portera.
Soupçonnes-tu un peu les dispositions de Régine à ton égard ?
Je crois, du moins, qu'elle a pour moi de la sympathie.
LIGUEIL.
Veux-tu que je me charge de l'interroger?
NOHAN
Non, merci, ii faut que ce soit moi qui lui parle.
(Un doDieslique entre sur ces enhrfnites.)
LIGUE IL, au domestique.
Qu'est-ce?
LE DOMESTiaUE.
Un clerc de notaire demande à faire une communication à monsieur le comte.
LIGUEIL, s' interrogeant lui-même.
Un clerc de notaire? à propos de quoi? (Au domestique.) Dites-lui que je vais y aller. D'ailleurs, voici Régine. (A Xohan.) Je vous laisse. (Il sort.)