ACTE m, SCENE II
l'air, pas à la poussière. (Montraul Xob.ui.) Comment est-il parvenu ici?
LIGUEIL.
Appuyé sur mon ordonnance, qui est un gars solide.
LE DOCTEUR
Bon ! Faites-le maintenant ramener dans la maison.
LIGUEIL, appelant.
Bernard ! (Celui-ci accourt. Nolmn, qui s'est soulevé péniblement, se dirige lentement vers la maison avec l'aide de l'homme.) Pauvre ami ! lui si fort, si jeune, il n'y a pas encore trois jours !
LE DOCTEUR, regardant Kohan marcher et disparaître.
Mesurez bien vos forces. , . Allez doucement. . . (A Ligucil.) Il marche tout de même avec plus de fermeté que je ne l'aurais cru, après une pareille perte de sang.
544 LES PAROLES Rl'.STENT
SCEItE III
LIGUEIL, LE DOCTEUR, puis L'ORDONNANCE.
LIGUEIL avec empressement.
Et maintenant, docteur, de vous à moi, comment vous paraît-il, ce matin? Puisqu'il n'est point mort dans les deux jours, contrairement à vos premières prévisions, croyez-vous alors qu'une guérison devienne possible?
LE DOCTEUR
C'est toujours bon signe de n'être pas mort.
LIGUEIL.
Après que le chirurgien a eu fait la ligature de la carotide, il m'a déclaré que cette opération réussissait une fois sur dix, et que, justement, il en avait manqué neuf.
LE DOCTEUR
C'était une foçon de vous donner bon cou-