‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 67 sur 176 · ACTE I, SCENE V I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE V I

contrat considérable. Je veux bien voir, dans \ ce genre d'engagement, le plus notable des actes bourgeois; je lui dénie le caractère, la , beauté fatale d'être un des trois grands actes j humains.

PAULINE

Est-ce à l'École française d'Athènes que l'on vous apprend ces choses-là ?

Non, à l'école de la vie, où vous avez, chère madame, assisté à mes débuts.

VALANTON.

Il paraît qu'en effet vous avez été le premier compagnon de jeux de ma petite bellesœur?

Nous étions voisins de jardins, à Saint-James. Un jour vint où je n'eus plus ni père, ni mère, ni jardin. Et l'illusion d'avoir encore une famille, d'avoir conservé ma part d'air au soleil, je la trouvai dans la bonne résidence d'à côté.

UN DOMESTIQUE, entrant.

La voiture de madame Valanton est avancée.

VALANT ON, au domestique.

Bien. Apportez les pelisses. (Le domestique sort.)

PAULINE

Vous étiez bien délicat quand vous étiez petit, bien souffreteux...

MICHEL

C'était là un de ces héritages qui restent.

Il était très méchant.

MICHEL

Vraiment ?

PAULINE

Pas du tout. J'ai vaguement le souvenir qu'il était très gentil.

IRÈNE

Vous ne saviez quelles choses inventer, où toujours je finissais par pleurer. Et là-dessus vous preniez un air très sec, tout fâché, et vous vous en alliez.

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