ACTE II, SCENE III
Tu vas tout de suite aller chez mon mari. Dis-lui ce que tu trouveras de mieux, de plus touchant, de plus décisif. Moi, je n'ai aucun crédit sur son esprit. Il se bornerait, une fois de plus, à me traiter de folle. Toi, il t'écoutera. Il me vante toujours ton sérieux, ton bon sens. La gravité de ton avis le fera réfléchir.
P.\ULINE.
Mais, enfin, pour divorcer, faut-il au moins articuler un motif... présenter un prétexte...
Il suffira que mon mari se mette d'accord avec moi sur les moyens que nous devrons adopter, inventer, simuler pour obtenir un jugement qui m'affranchira. Oh ! dis-lui tout au monde jusqu'à ce qu'il te cède ! Ne te laisse pas repousser de prime abord. Insiste, supplie, fais-lui peur : va, tu le peux bien... Et, toimême, aie très peur : il y a de quoi !
SCÈ'U.E IV Les Mêmes, UN DOMESTIQUE.