ACTE II, SCENE IX
la disposition de son âme et de son corps ! Non, cela me dépasse, je ne le reconnais pas, je ne le supporte pas, je ne le veux pas !
Vous vous y ferez... Plus que jamais, vous le pensez bien, je suis résolu à cette réforme de nos habitudes que je vous avais annoncée. Nous allons quitter Paris. Je vais vous procurer une atmosphère calmante, qui vous fera, sans doute, le bien nécessaire ; et mon repos en profitera aussi quelque peu.
IRÈNE, éperdue.
Ce n'est pas votre dernier mot?...
FERGAN
Si!
IRENE, h suppliant à mains jointes.
Vous ne serez pas impitoyable?... Vous ne voulez pas ma perte...
FERGAN, la repoussant.
Ah! je vous en prie, pas d'enfantillages] Quand c'a été votre tour d'être intraitable pour moi, je vous ai épargné la formalité des supplications. Mon parti est désormais arrêté,
IRENE, se jetant à ses genoux.
Grâce ! grâce ! Sauvez-moi !
FERGAN
Ma volonté est inébranlable!... Tâchez de vous remettre... Plus tard, un jour, je suis convaincu que, vous-même, vous m'approuverez de vous avoir maintenue dans la voie régulière. (Fergan sort par la porte qui mène chei lui.)
SCEn.E X
IRÈNE, seule, puis MICHEL. Irène reste un instant dans tme attitude de désolation. Puis avec égarement, elle se dirige vers le jardin d'hiver, d'où Michel s'élance vers elle et vient la recevoir dans ses Iras.
Ah ! toi ! toi !.. . Fais de moi ce que tu voudras.