ACTE TROISIEME
La scène se passe dans un salon de château, à la campagne. Dans le fond, un perron donnant sur le parc. Portes à gauche et à droite.
SCE'K.E T%,EV^CIEXE
FERGAN, VALANTON. Au lever du rideau, Fergan est occupé à ranger des volumes dans une bibîiothèqice. Il a l'aspect, les allures et la mise d'un homme mûr. Valanton, qui a également vieilli, entre par la porte de droite, portant un attirail de pèche.
VALANTON.
Vous ne m'accompagnez pas?... Vous êtes occupé ?
FERGAN
Vous voyez, mon cher, c'est moi qui continue à toujours être la maîtresse de maison. Depuis dix ans à peu près que nous sommes retirés ici, je n'ai jamais pu obtenir d'Irène qu'elle montrât la moindre attention pour tous les petits arrangements de notre intérieur.
VALANTON.
Oh! dame, convenez aussi que lorsqu'elle est venue résider dans cette campagne, ça n'a pas été tout à fait de son plein gré.
FERGAN
Oui, mais depuis dix ans!
VALANTON, s'asseyaiit pour arranger une ligne.
Oh ! les femmes, ça peut bouder très longtemps ! On leur a même fait des pièces pour cette destination spéciale. Elles ont eu des boudoirs un siècle avant que les hommes eussent leurs fumoirs.
FERGAN
Ne croyez pas qu'Irène apporte, à présent, dans notre vie, aucun mauvais vouloir. Ce que je tiens à vous faire remarquer à son sujet, je