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allait lui falloir dire pour c]uc sa phrase eût un sens.
Dans le petit salon où vit presque uniformément Germaine, tout est de style Louis XVI, aussi bien que sa charmante tête de vingt-cinq ans. Elle a un peu en désordre la masse blonde de ses cheveux, et le sourire pâle et rigé d'une princesse de Lamballe qui, dans l'instant, viendrait d'être décapitée, sans avoir détesté de l'être. Autour de son long siège de plumes et de soie, sont des meubles dorés, une atmosphère douce, où les médaillons en porcelaine de Sèvres s'enchâssent dans le bois de rose.
Ses parents, ses amies, les amis de son mari et les siens lui font une société permanente, une compagnie de tous les jours. Parmi cet
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entourage composé de jeunesse aimable et de sympathie frivole, Germaine écoute et cause, avec cette nuance, dans sa pâleur tendre, de paraître toujours avoir l'âme ailleurs. Elle est d'un autre temps que la visite qui lui arrive, d'une autre race, et surtout d'un autre lieu, inconnu, que, certes, je soupçonne, et dont je communiquerai peut-être l'intuition au lecteur, sans que personne puisse rien préciser ni affirmer.
Et pourtant, lorsque tous ses visiteurs se taisent et se confondent ensemble, à sentir leur vie si différente de sa perpétuelle convalescence, c'est elle qui fournit l'aliment à la conversation, montrant par là un peu de ce qui est emmagasiné dans son cœur. Elle lance en l'air quelque idée d'existence satisfaite, de bonheur sans envie, comme une miette à des oiseaux ; et tout ce monde léger qui l'environne se manifeste aussitôt, semble sortir d'un feuillage alentour, se précipite en piaillant sur le mot jeté, puis se renvoie dans le silence. Et Germaine les a onsidérés être ainsi, avec une mine de s'en