LISA IV I
Je ne puis, car ma vie s'échappe avec mon sang; et si mon âme n'est pas encore partie, c'est que sans doute, parmi tant d'issues, elle ne sait par laquelle sortir.
EUSEBIO
Eh bien! reprenez courage, et confiez-vous à moi. Ici presse trouve un petit ermitage de moines pénitens ; et si vous y arrivez encore en vie, vous pourrez là vous confesser.
LISA R DO
Eh bien ! en récompense de votre pitié, je vous donne ma parole que si je mérite de me voir enja divine présence de Dieu, je lui demanderai que vous ne mouriez pas, vous non plus, sans confession.
Ensebio sort en portant Lisardo dans ses bras, GIL sort de l'endroit où il était caché, et de l'autre côté entrent BLAS TI1LS0, MENGA et TORIBIO.
gil, à part.
A-t-on jamais vuî... La charité est bonne!... mais pour ma parí je l'en remercie !... Le tuer, et puis l'emporter sur ses épauïes ! TORiBio, à Menga.
Ne disais-tu pas que tu l'avais laissé ici?
MENGA.
Oui, je l'ai laissé ici avec la bête.
tirso.
Vois-le là-devant tout étonné.
Que regardais-tu là, Gil ?
Ah! Menga!
Que t'est-il arrivé ?
Ah! Tirso?
TORIBIO.
Qu'as-tu donc vu? Réponds-nous.
GIL
Ah! Toribio!
BLAS
Dis-nous donc ce que tu as, Gil , et d'où viennent tes lamenta lions?
gil.
Ah ! Blas! ah! mes amis!... j'en suis encore tout hébété... Figurez-vous qu'il l'a tué et l'a chargé sur ses épaules. 11 l'emporte sana Goûte pour le saler.
GIL
TIRSO
GIL
MF.NGA.
Qui la tué?
TIRSO
GIL
Que sais-je?
Qui est mort?
Je ne le sais pas non plus.
TOIUBIO.
Oui a-t-on chargé sur ses épaules?
GIL
Je n'en sais pas davantage.
BLAS
Et qui l'a emporté?
GïL.
Qui vous voudrez. Mais si vous êtes curieux à'en savoir plus ioa&, Tenez tous avec moi.
TIRSO
Où nous conduis-tu?
GIL
Je ne sais, mais venez ; car tous deux vont ici prés.
Ils sortent tous.