ACTE II
BEETHOVEN. — l-lélas. (Un temps. Puis se ressaisissant.) Allons! 11 n'y a qu'une chose qui puisse y mettre fin. Il faut que je travaille. Par mon travail seulement, mon travail acharné je vaincrai, peutêtre, le destin ennemi.
THERESE. — Peut-être? Tu n'en es pas sûr?
BEETHOVEN. - Non. U différence entre ma condition et la tienne est trop grande et le sort de l'artiste en Autriche, trop misérable.
THERESE. — Un changement brusque peut se produire, un heureux événement.
BEETHOVEN . — Je ne crois pas aux miracles...
THERESE. — 11 ne faut pas désespérer...
BEETHOVEN, sombre. — Désespérer! (Un temps. Puis, farouche et énergique.) Non. J'ai encore mon art. Je vais travailler, mon amie. A tout à l'heure.
THERESE. — Moi, je vais prier Dieu qu'il noua assiste. (Ils sortent par la gauche. Un temps.)