SCENE III
LICHNOWSKY. LA PRINCESSE. LE GENERAL HULIN (IÎ8 arriocnt par la porte du fond.)
LICHNOWSKY— Je vous en prie, général. (Mais Hulin se retire devant la princesse qui entre la prc mîère»)
LE GENERAL. — Vom êtes Polonais, prince?
*2 BEETHOVEN OU l'hÉROÏQUE
LICHNOWSKY. — Oui. général. Nous le sommes tous deux, la princesse et moi.
L.E, GENERAL. — Vous connaissez les dernières nouvelles de la guerre?
LICHNOWSKY. — Oui. Napoléon a fait son entrée à Berlin.
LA PRINCESSE. — Et la plus grande partie de la Prusse est envahie par les Français.
LE GENERAL. — Et l'Empereur n'a pu accepter les offres de paix de l'ennemi.
LICHNOWSKY. — Non?— Alors la guerre continue ?
LE GENERAL. — Oui, avec la Prusse et la Russie cette fois.
LICHNOWSKY, très intrigué. — La Russie?
LE GENERAL. — Le roi Frédéric-Guillaume s'est adressé à son ami, le Tsar, qui vient à son secours en envoyant deux armées pour nous barrer le passage de la Vistule. Il paraît qu'Alexandre est irrité contre notre Empereur qui a conclu une alliance avec le Sultan et empêche ainsi les Russes de s'emparer de la Moldavie.
LA PRINCESSE. — Alors il y aura de nouvelles batailles?
LE GENERAL. — .^u moins une. —
LICHNOWSKY. — Et la Pologne?
LE GENERAL. — Je venais pour vous en parler.
LICHNOWSKY. très intrigué et vivement. — Dites, général, dites.