ACTE I
splendide fleurie sur son chemin. Maintenant depuis que ;e su.s à Martonvazar. je la vois dans toute sa grâce, cette fleur, ei j'en respire tout le parfum qui rne pénètre et me charme et m'enivre.— Thérèse' rhérèse! Divine enfant! Uisse-moi te le dire! Aussi bien je ne peux phis te le cacher : Je t'aime' Je t aime!
THERESE. - Je le sais, mon ami. Je le sais. Je l'ai vu h,er soir au salon, quand tu as joué le chant de Cach : .. b, tu veux me donner ton cœur ,,. Tu m'as regardée alors, et dans ton regard plein d'une tendresse ardente, dans ton jeu d'une puissance, d'une intensité sans égale, tu m'as ouvert ton âme jusque dans ses replis les plus profonds.
BEETHOVEN, vioen^ent. Et toi, Thérèser v^u eprouvais-tu alors ?
• ^^^^Pu ~ ^°'' ^""' ^'^ ^^"^"^-- J'- -nti la vie et Je bonheur de la vie dans sa plénitude.
BEETHOVEN. — Est-ce vrai3 n rv, n- , c
i-si-ce vrai.-» u mon Dieu' E<=^-
ce vrai? J avais peur! si peur! J'ai pensé plus d'une ^o,s que tu pouvais repousser mon amour et j'en tremblais. J en mourais d'angoisse. — Alors —■>
THERESE. - Alors je t'aime. Louis. Je t'aime, moi aussi. Je n ai toujours aimé que toi depuis ce mois de mai parfumé où je t'ai vu les premières fo^s Je t a, aime en silence. En cachette j'ai levé mes yeux vers toi. Mais alors, comme tu l'as dit tout à i heure, tu ne me voyais pas. Et j'en étais triste immensément triste, mais trop fière pour le montrer' .1 étais jalouse de ces jeunes femmes qui te rech^!
BEETHOVEN OU l'HÉROÏQUE
chaienl t-admiraienl. te choyaient, jalouse surtout de t; belles cousines, la princesse Clnsfane Uch-
"TeETHOVEN. - Mais chérie! Elle pourrai, être „a"=re. Au fait, elle est bonne pour mo, comme
une mère. ^ . - J•^
THERESE. — Et )««= Guicciardi?
BEETHOVEN. - Oh elle! Il y « '-«temp^que je ne Vaime plus. Elle ne le f "'f .P^: ^^^^^ enfantine coquette, égoïste. Mais toi, toi, 1 here.e Deput que -à vu ta grâce infinie, que .'a. apprrs a ?rre ton cœur, source limpide «' "^-^f .„t douceur, je faime dun amour dont mon ame .Hu „,inée déborde. Oui, maintenant tout en mo, e lumière, pureté, clarté. ,|ama,s ,e n a, attem de teU .ommets- J'écris à présent un opéra. La prmc.pale Crlst en moi. devant moi. partout où K,va^ p:;out où je reste. Et cette figure, c'est to, There^! TNFRESE — Comme tu es bon. Louis, toi, p ™e dans le royaume de rar..<r^^ jeté ^^ oXrerallrrcfieTeXnmagedetesplus
beaux rêves, à finspirer. t'enthousiasmer?
BEETHOVEN, civen^cnl. - Oh, ne te d.mmue p^fmon amie, mon ange. Tu as d'autant plus de ri^'es que tu ne semblés pas les voir. Tu m a.mes! le TJme< Tu fais de moi le plus heureux des hommes^ TuZv-s devant moi un monde, tout un monde de
luouv.es OTand, ce très grand
sentiments sublimes, lu as ce gra .
pouvoir et tu t'appelles une Pf ^^ /^r^f' -^1^ Ne sommes-nous pas dignes 1 un de 1 autre! C est