SCENE IV
LES PRECEDENTS. FRANZ FRANZ. — Tiens! je te croyais occupé à tra vailler, Louis, à ta nouvelle œuvre.
BEETHOVEN. — Ta sœur et moi, nous avons parlé de cKose.-3 très importantes.
FRANZ. — Ah' Lesquelles?
BEETHOVEN. —Tu demandes, Franz! Pourt mt il y a des sentimenls qu'on cacKe difficilement à celui qui a les yeux ouverts.
FRANZ. — Les miens étaient donc fermés? BEETHOVEN — Ta sœur s'en est aperçue. FRANZ, impatient. — De quoi?
BEETHOVEN. — De mon amour pour elle.
THER.ESE, vivement. — Et moi, j'aime Louis. depuis longtemps, depuis les premières leçons oue j'ai prises avec lui.
FRANZ. — Ah, mes enfants!
BEETHOVEN. — Oui, nous venons de nous le dire, et nous sommes heureux de nous l'avoir dit. ^
THERESE. Et tu veux bien, mon frère chéri,
que nous nous aimions. Tu remplaces notre père tant regretté. Tu consens à ce que je devienne la fiancée de Louis?
FRANZ — Mais c'est très sérieux ce que vous me demandez là. Etes-vous bien sûrs de ressentir l'un pour l'autre cette affection profonde qui \^it qu'on sacrifierait sa vie pour celui qu'on aime, cette