‹ ThéâtreChapitre 7 sur 22 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Du côté opposé un PETIT GARÇON arrive, grimpe sur le mur, y court un moment et... tombe dans le fossé.

A peine Jésus s'est-il aperçu de cet accident qu'il se précipite pendant que quelques autres personnes accourent. Il enjambe le mur et disparaît de l'autre côté, dans le fossé.

Entretemps Héliel est vite allé chercher chez lui, c'est-à-dire dans une des maisons les plus proche», une échelle de deux mètres environ qu'il descend dans le fossé et appuie contre le mur.

Le Pharisien et un collègue qui l'a rejoint, arrivent auprès de tous ces gens. Les assistants se penchent par-dessus le mur ou parlent ou crient.

HELIEL. — Il est tombé d'une hauteur d'environ deux aunes et demie, mais heureusement il y a ce talus couvert d'herbe —

MATH AN — Qui a amorti le choc.

SALOME, la mère, dans un cri, pendant que Jésus remonte, à l'échelle, avec l'enfant sur le bras. — Seigneur! Il est tout blême et ne bouge plus. Il est mort! Et c'est ma faute! J'ai bavardé avec Hada au lieu de le surveiller.

HADA- — Courage. Salomé.

MATH AN. — Mais il n'a pas de blessures, rien qu'une petite égratignure à la main.

HELIEL. — Il ne saigne pas.

JESUS est arrivé en haut du mur. Pendant qu'il remet l'enfant à la mère qui le saisit vivement. — Il a eu une grande frayeur. Mais il vit. Ne craignez rien.

HELIEL. — Il ne peut pas s'être noyé. Il est à peine mouillé. Il n'y a presque pas d'eau dans le ruisseau.

MATHAN, — Et Jésus l'a tiré de là tout de suite.

JESUS. — Oui, rassurez-vous, Salomé. Il n'est pas mort. Je vous l'affirme. Portez-le vite dans son lit. Etendez-le et frictionnez-le.

{Mais l'enfant serré et réchauffé contre le cœur de sa mère, revient à lui.)

MATHAN. — Ah! Il ouvre les yeux.

(Exclamations de soulagement et de joie dans la foule.)

LA MERE. — Que le Seigneur soit loué! — Chéri! Chéri! — Tu m'as fait peur! peur! — Petit imprudent!

L'ENFANT. — J'avais vu une fleur bleue au bord du ruisseau.

HELIEL. — Jésus avait bien raison de dire qu'il n'était pas mort.

LA MERE. — Et vous aussi, Jésus, soyez béni vous qui m'avez rendu mon enfant.

(Jésus embrasse le petit garçon.)

LA MERE. — Rends son baiser à ton sauveur. (L'enfant embrasse Jésus.

La mère rentre chez elle avec son fils. Quelques personnes les accompagnent.)

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