‹ Théatre (volume 2)Chapitre 146 sur 166 · DORANTE, ARAMINTE, LE COMTE, MADAME ARGANTE, DUBOIS, LUBIN · texte numérisé non relu

DORANTE, ARAMINTE, LE COMTE, MADAME ARGANTE, DUBOIS, LUBIN

MADAME ARGANTE, voyant Dorante.

Quoil le voilà encore?

ARAMINTE, froidement.

Oui, ma mère. (An comte.) Monsieur le comte, il était question de mariage entre vous et moi, et il n'y faut plus penser : vous méritez qu'on vous aime; mon cœur n'est point en état de vous rendre justice, et je ne suis pas d'un rang qui vous convienne.

MADAME ARGANTE

Quoi donc! que signifie ce discours?

LE COMTE

Je vous entends, madame; et, sans l'avoir dit à madame, je songeais à me retirer : j'ai deviné tout. Dorante n'est venu chez vous qu'à cause qu'il vous aimait : il vous a plu; vous voulez lui faire sa fortune : voilà tout ce que vous allei dire.

ARAMINTE

Je n'ai rien à ajouter.

MADAME ARGANTE, Otttrée.

La fortune à cet homme-là !

LES FAUSSES GONFIDEj^GES. W

LB COMTE, tristement.

Il n*y a plus gue notre discussion, que nouft réglerons à Famiable. J'ai dit que je ne plaiderais point, et je tiendrai parole.

ARAHINTE.

Vous êtes bien généreux : envoyez-moi quelqu'un qui en décide, et ce sera assez.

MADAME ARGAKTE.

Ah! la belle chute! ah I ce maudit intendant! Qu'il soit votre mari tant qu'il vous4>laira ; mais il ne sera jamais mon gendre.

ARAMINTE

Laissons passer sa colère, et finissons. (Us sortent.)

DUBOIS

Ouf 1 ma gloire m'accable : je mériterais bien d'appeler .cette femme-ià ma bru.

LUBIN

Pardi! nous nous soucions bien de ton tableau à présenti roriglnal nous en fournira bien d'autres copies.

COMÉDIE

EN UN ACXS

Représentée pour la prenûôre fw» à Paris» en 1740

PERSONNAGES

MADAME AH6ANTE

ANGËUQUE, sa fille.

LISETTE, suivaDte.

LUGIDOR^ amant d'Angélique*

FRONTIN, Valet de Lucidor.

MAITRE 6LAISE, Jeune fermier du yillage*

La scène est chez madame Argante.

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