X. OEGOSr
, "^ ^. Eh bien, abuse : va, dans ce monde, il faut être un peu *j )^ * trop bon pour l'être assez.
LlâSTTE.
II n'y a que le meilleur de tous les^hommes qui puisse t^lrc cela.
M. ORGON
Explique-toi, ma fille.
SBiVIA.
Dorante arrive ici aujourd'hui : si je pouvais le voir, l'examiner un peu sans qu'il me connût? Lisette a de l'esprit, monsieur : elle pourrait i)pendre ma place pour un peu de temps, et je prendrais la sienne.
U. ORGON, à part.
Son idée est plaisante. (Haut.) Laisse-moi rêver un peu à ce que tu me ais là. (à part.) Si je la laisse faire, il doit arriver quelque chose ae bien singulier; elle ne s'y attend pas elle-même. (Haut.) Soit, ma fille, je te permets le déguivsement. Es-tu bien sûre de soutenir le tien, Lisette?
LISETTE
Moi, monsieur? Vous savez qui je sois; essayez de m'ea conter, et manquez de respect, si vous l'osez, a cette /coft-^ tenance-ci : voilà un échantillon des bons airs avec lesquels je vous attends. Qu'en dites-vous? Heinl retrouye«-vous Lisette ?
ir. ORGON.
Comment donc! je m'y trompe actuellement moi-même. Mais il n'y a point de temps à perdre; va t'ajusler suivant t6n rMe. Dorante peut nous surpreiidrej hâtez-yous, et qu'on donne le mot à toute la maison. ^
SILVIA
Il ne me faut presque qu'un tablier.
LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD. 7i
i.r LISETTE.
^*. Et itïïoi, jevahs à ma loHelte : venez m'y coiffer, Lisette, ,'^A ' pour 'VOUS accoutumer à vos fonatioBS. Un peu d'attention a ^ voire service, s'il vous plaît.
SIÏiVIA.
Vous serez contente, marquise; marchons.
SGÈTSTE III
MARIO, M. 0R60N, SILYL^.
MARIO
Ma sœur, je te félicite de la nouvelle que j'apprends; nous ûUons voir ion amant, dit-on.
SILVIA
Oui, mon frère. Mais je n'ai pas le temps de m'arréter : j'ai des affîaires sérieuses, et mon père vous les dira; je vous cfuilte.