ACTE I — SCÈNE VIII
tirai point ; j'ai des livres aussi en assez grande quantité, celui qui a soin des vôtres les mettra tous ensemble, et je vais appeler mon valet pour changer les ordres que je lui ai donnés. Que je vous ai d'obligation ! peut-être que vous me sauvez la raison, mon désespoir se calme. Vous avez dans l'esprit une douceur qui m'était nécessaire, et qui me gagne : vous avez renoncé à l'amour et moi aussi ; et votre amitié me tiendra lieu de tout, si vous êtes sensible à la mienne.
LA MARQUISE
Sérieusement, je m'y crois presque obligée, pour vous dédommager de celle du marquis : allez, chevalier, faites vite vos affaires ; je vais, de mon côté, donner quelque ordre aussi ; nous nous re verrons tantôt. (A part.) En vérité, ce garçon-là a un fonds de probité qui me charme.