‹ ThéâtreChapitre 188 sur 405 · SCÈNE VIII LE CHEVALIER, LUBIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII LE CHEVALIER, LUBIN

LE CHEVALIER, seul, un moment.

Voilà vraiment de ces esprits propres à consoler une personne affligée ; que cette femme-là a de mérite ! je ne la connaissais pas encore : quelle solidité d'esprit î quelle bonté de cœur ! C'est un caractère à peu près comme celui d'Angélique, et ce sont des trésors que ces caractères-là ; oui, je la préfère à tous les amis du monde. (Il appelle » Lubin.) Lubin ! il me semble que je le vois dans le jardin.

28o LA SECONDE SURPRISE DE L'AMOUR

LUBIX, LE CHEVALIER. -

LUBIN répond derrière le théâtre.

Monsieur!... (Et puis il arrive très triste.) Que VOUS

plaît-il, monsieur ?

LE CHEVALIER

Qu'as-tu donc, avec cet air triste ?

LUBIN

Hélas ! monsieur, quand je suis à rien faire, je m'attriste à cause de votre maîtresse, et un peu à cause de la mienne ; je suis fâché de ce que nous partons ; si nous restions, je serais fâché de même.

LE CHEVALIER

Nous ne partons point, ainsi ne fais rien de ce que je t'avais ordonné pour notre départ.

LUBIX.

Nous ne partons point !

LE CHEVALIER

Non, j'ai changé d'avis.

LUBIN

Mais, monsieur, j'ai fait mon paquet.

LE CHEVALIER

Eh bien ! tu n'as qu'à le défaire.

LUBIN

J'ai dit adieu à tout le monde, je ne pourrai donc plus voir personne ?

Eh ! tais-toi ; rends-moi mes lettres.

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