ELECTRE, LE CHOEUR
LE CHOEUR
Fille innocente hélas ! d’une coupable mère ,
Esclave en ce palais où régnait votre père,
Votre courroux , Electre , est un juste courroux ;
Mais de ces vains transports quel fruit espérez-vous ? Quand vos cris perceraient au fond du sombre abîme Pensez- vous qu’à des pleurs il rende sa victime?
En sa douleur timide imitez votre sœur;
Voyez Chrysosthémis souffrir avec douceur ;
Voyez Oreste enfin gémissant en silence ,
Préparer loin de noils et ipûrir sa vengeance.
ÉLECTKE.
Oreste! ah! que fait-il? qui peut le retenir?