ACTE II, SCEIN'E III
AUBERTIN
Que dis-tu?
GERMON
Rien. C’est lui. « Janséniste , brutal.
DORLIS.
Pour brutal...
GERMON
» De Gourville il eut la confiance.
» Pauvre ami! Mais Dorlis...
DORLIS.
Voyons la différence.
GERMON
u Mais Dorlis est bien pire ; un étourneau ! »
DORLIS.
Faquin.
C’est lui qui parle.
germon.
AUBERTIN
Au fond...
Maraud ! .
GERMON
« Un fieffé libertin. »
DORLIS.
GERMON
C’est lui qui parle.
DORLIS.
Encore !
GE RM ON.
« Un... »
NINON
DORLIS.
Va , courage .
GERMON
J’ abrège : il en a dit quatre fois davantage .
NINON
II a de bons momens.
Aube rtin.
Il n’a pas toujours tort.
GERMON
J’ai parlé de madame. Il s’est calmé d’abord.
« Vous avez, mon enfant, une aimable maîtresse :
» Vous lui devez respect , fidélité , tendresse ;
» Car elle a tant d’esprit , de douceur, de bonté !
» J’ai dit bien des pater pour sa chère santé.
» fai , sans la rencontrer , passé dix fois chez elle.
» Adieu. Peignez-lui bien mon amitié , mon zèle.
» Et son salut! Dieu sait quel intérêt j’y prends. »
Ici , trois longs soupirs , sur des tons dilTcrens.
Ali! ah! ah!... j’entends mal comment cela s’explique; Mais vous l’entendrez mieux; vous savez la musique.
Le bigot!
Le fripon!
AUBERTIN
DORLIS.
GERMON
Madame, le voici.
AUBERTIN
Je rejoins mon étude.
DORLIS.
Le contrat?
Et nous , sortons aussi.