EN FRANCE. XIX
ces objections m’ont surpris plus qu’un autre ; et je les prie encore de vouloir bien se joindre à moi, d’unir sur ce pointleurvoix à lamienne, et d’employer, pour soutenir la raison, un peu du zèle et de l’ardeur qui n’ont cessé d’animer ceux qui font profession de la combattre. » •»
XIV. Est-il possible de représenter sur le tliéàtre un roi de France tout à la fôis homicide et parjure, un roi de France qui verse le sang de ses sujets ? Ne serait-ce pas au moins très-indécent ? Voilà la première objection. Que veut-elle dire? A qui craint-on de manquer de respect? Sont-ce des courtisans de Charles IX qui parlent? Est-ce bien sous le règne d’un prince équitable , d’un prince qui a senti lui-même le besoin de limiter son pouvoir , qu’on peut trouver de l’indécence à faire justice d’un tyran, deux siècles après sa mort? L’indécence serait de calomnier un Charlemagne, un Louis IX, un Louis XII , un Henri IV. Mais quand un roi de vingt-deux ans a pu commettre le plus grand crime dont l’histoire du monde fasse mention, celui d’un roi qui conspire contre son peuple, l’indécence est, sans contredit, à penser un seul moment qu’une nation, victime de sa rage, lui doit encore des égards , et qu’un citoyen de cette nation ne peut la venger après deux siècles écoulés, en livrant sur