‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 99 sur 286 · OEDIPE, POLICLÈS, PHORBAS, UE CHOEUR · texte numérisé non relu

OEDIPE, POLICLÈS, PHORBAS, UE CHOEUR

ŒDIPE

Quel sombre adieu! Pourquoi des sanglots et des larmes? Quel mélange d’horreur, de tendresse et d’allarmes! Frémir au nom d’époux ! Je vois que sa fierté S’indigne en rougissant de mon obscurité.

N’importe. De mon sort fixons l’incertitude ,

Dussé-je en mon berceau trouver la servitude.

Par un fils couronné des esclaves chéris Pourront m’aimer du moins et m’appeler leur fils,

Devant le roi de Thèbe à quoi bon me conduire?

OEOIPE.

Sur la mort de Laïus tu peux seul nous instruire,

Ciel!

OEDIPE-ROI

PHORBAS

OEDIPE

Approche. Quels traits ! Où donc les ai-je ÿus ?

PHORBAS

A Daulis. .

A Daulis!

Tu fus blessé ?

OEDI PE.

Où je suivais Laïus.

OEDI PE.

PHORBAS

Par vous.

ŒDIPE

Je suis donc l’homicide!

PHORBAS

Mes heureux compagnons sont morts dans la Phocide. Pour un affreux destin j’ai conservé le jour.

POLICLÈS, regardant Phorbas.

Est-ce lui?

, OEDIPE

Lorsqu’après tu revis ce séjour,

Tu dis que des brigands avaient frappé ton maître ?

' phorbas.

J’ai commis cette faute : il le fallait peut-être.

Pourquoi ?

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