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blanches, roses el jaunes, des violettes et des pervenches. 11 faut ([uc les primevères puissent ùtre aisément détachées, ce qui a lieu au second tableau. Pour le troisième, elles auront été remises en place... si on y tient.

Voici comment je me lipure Florizel : jiourpoint de velours vert tendre, à crevés de satin rose, culotte de satin vert, bottes grises, molles, montant plus haut que le genou, épée, manteau gris attaché sur l'épaule droite et rejeté en arrière sur l'épaule gauche. On ne doit pas s'y tromper : Florizel est le chevalier Printemps.

RoNDACiiE. — Un peu plus âgé ([ue Florizel, un peu plus corpulent, d'ailleurs sensible, de l'entrain, et capable d'enlever une chanson. Il peut être vêtu comme les chevau-légers de la fin du xvr siècle, tels du moins qu'on les représente dans les Huguenots ou le Pré aux Clercs, car je n'y suis pas allé voir : pourpoint, ceinture de cuir, épée, trousse, maillot et grandes bottes, le tout fort simple et dans des nuances peu voyantes. Comme coiffure, ce pourra être le casque appelé salade, dont les bords courbes se relèvent sur le front et sur la nuque, ou un chapeau de feutre avec une plume. Barbe légère, si Ton veut; manteau à volonté.

Les deux Suisses. — Hommes d'âge indécis, aux trognes flambloyantes, aux larges barbes fauves ou rousses * (il faut (]ue la bouche reste bien dégagée). Les acteurs s'exerceront patiemment à obtenir l'accent désirable, (jui consiste à remplacer toujours les consonnes douces par des consonnes dures (sans faire la récipro(]ue), à pesamment allonger les voyelles surmontées d'accents circonflexes, à donner aux R un son guttural, et surtout à ne pas se départir d'une sorte de chantonnement lourd et traînant. Les deux Suisses doivent être capables de chanter d'une façon cjui, pour être comique, n'exclut pas la justesse, le rythme et l'entrain.

Ils sont coifTés de bonnets à la Scapin, de préférence jaunes et rayés de noir, sortes de toques retombant sur r(ueille droite; pourpoints à très larges manches rétrécies aux poignets et grosses culottes bouffantes, je suppose de couleur jaune rayée de noir; en ce cas, bas jaunes; souliers noirs, d'étoffe, ([ui vont en s'élargissant vers le bout, avec ou sans crevés d'étoffe. Hallebardes.

Dans le cas où la troupe ne sera composée que de jeunes filles, il s'en trouvera bien ayant assez le sens du comique pour entrer avec une entière franchise dans l'esprit de ces personnages grotesques.

Les deux Suisses doivent être grands.

1. Certaines pliotograpliies de nos personnages m'ont révélo de jolis Suisses à petites moustacties : contro-sens absolu. Ce sont dos soudards au teint u culotté », avec de grandes barbes.

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Le Majohdo.me. — l'orsannage ilécoratif et solennel, d'âge indécis. Barbe en éventail, régulière, large et liurizonlale du bas; peu ou point de moustaches. Pour simplifier, on pourrait supprimer la barbe. Pas de couvre-chef: fraise empesée; costume de même coupe ([ue celui des Suisses, mais noir, les bas seulement étant rouges.

Le Clisi.meii. — Toque de chef, blanche, large et gonflée; costume de même coupe (|ue celui dos précédents, le pourpoint élant de toile blanche, le haut-de-chausses et les bas gris. Tablier de cuisine. Barbu ou sans barbe à volonté. Age indécis.

Le Majordome et le Cuisinier chantent dans les chœurs i.

Fran(;ipane. — Petit marmiton, capable de chanter juste; c'est un garçon (ou une fillette) de dix à douze ans. Toque, veste, culotte, bas, souliers, tout est blanc dans son costume. Tablier de cuisine.

FuHET. — Petit page, le jtlus petit des trois enfants. Garçon (ou hllette) ne paraissant pas plus de huit ans, et pouvant paraître beaucoup moins. 11 doit pouvoir chanter. Costume classique de petit page : toque, pourpoint, trousse, maillot, dont on assortira les couleurs comme on voudra, plutôt dans le bleu foncé et dans le gris.

DKCOUS

J'ai dit maintes fois mon indifférence relative sur ce chapitre. Il ne me déplairait pas que Ton présentât au public, avant chaque tableau, un écriteau portant l'indication nécessaire : Ln chambre de la Belle. — Une clairière dans une forêt. — La salle des gardes. — La chambre de la Belle. On pourrait encore inscrire ces indications au programme.

Tout décor est inutile au premier et au troisième tableaux. On pourra cependant disposer une ta])isserie ou une draperie quelconque en guise de toile de fond. Si l'on en a plusieurs, celle du premier tableau (laquelle reparaîtra au quatrième) sera plus riche, plus claire ou plus tondre que colle du troisième talilcau.

Pour le décor de la forêt (second tableau) on pourra mettre un rideau de verdure comme toile de fond. Il pourra y avoir des feuillages verts à l'entrée des coulisses.

Au quatrième tableau, il faut des Heurs, en grand nombre, mêlées de feuillage, au fond, aux coulisses, sur le sol, sur le

1. Les quatre personnages qui viennent d'être énumérés n'étant point jeunes, on consultera utilement ce qui a été dit sur les rides, à la suite de Xdusicna, do même que sur les barbes et sur la trace bleue laissée par le rasoir.

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lit de la Belle. Si la toile de fond possédait une fenêtre, elle serait enjiuirlandée de fleurs. Ne pas oublier les petites rosesde-mai.

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