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GENDRILLON 231
LA RriNE, d'un air fin.
Je sais la cause de ton mal.
Une belle inconnue a troublé notre bal; On ne parle que d'elle; on Tadmire; on l'envie; Et toi-nit'-nie...
GALAUR, avec une profonde douleur.
Ah ! ma mère, elle m'a pris ma vie !
LA REINE, avec tendresse.
Elle le la rendra, mon cher fils, en t'aimant.
OALAOR.
Elle ne m'aime pas.
LA lŒINE, s'animant.
Si : j'en ferais serment.
GALA OR, secouant la tête avec tristesse.
Non, non...
LA RELNE.
Ne pas faimer! Elle serait donc folle?
Elle ne m'a pas dit une seule parole Quand mon cœur a crié son amour.
LA REINE, reprenant peu à peu son ton habituel.
Innocent!
Mais, dans un cas pareil, se taire en rougissant, C'est tout ce que peut faire une jeune personne Bien élevée... Allons, mon fils, tu déraisonnes. Elle ne pouvait pas te faire ses aveux, Comme ça, sur-le-champ: mais je n'ai pas les yeux Dans ma poche, et j'ai vu qu'elle était fort sensible A tes égards. Parbleu!
GALAOR, frémissant d'espoir.
Quoi! ce serait possible?
LA REINE
Non, pas possible ni probable, mais certain! Elle t'aime; et, pas plus tard que demain malin. Ton père...
(Elle s'arrête.)
Ah ! par exemple, il nous faudra l'adresse... Mais nous l'aurons; et les parents de ta princesse Recevront sans relard notre demande,
(En entendant le mot princesse, Galaor, qui écoutait avec passion, tressaille, puis il baisse la tête, consterné. La reine poursuit :)
Eli bien!
Tu n'as pas l'air content... Pourquoi ne dis-tu rien?
GALAOR, anxieux et hésitant.
Celle dont nous parlons... est donc... une princesse?