ACCESSOIRES
11 faut trois corbeilles. On en trouvera les modèles dans certains bas-reliefs antiques, par exemple ceux de la frise du Parthénon, dont les moulages et les photographies sont ou devraient être partout, notamment dans les écoles et les lycées de jeunes filles. Faute de corbeilles rigoure\iscment grecques, on en choisira qui soient simples et jolies.
Il faut une ou plusieurs coupes de métal, pourvues ou non d'une ou deux anses, mais, autant que possible, d'un modèle antique. Surtout, pas d'objets en carton, sentant le théâtre.
Une petite amphore en terre cuite, svclte et non ventrue, do courbe gracieuse, remplacera l'outre, peu comnKtde pour nous, dont parle Homère.
Un escabeau et une grosse pierre — ou deux escabeaux — ou deux grosses pierres — sont indispensables. La pierre a le droit d'être imitée.
On se procurera sans peine un linge brodé de couleur vive (rouge, par exemple) et dont l'aspect ne soit pas trop celui d'une serviette moderne. Il est inutile de pousser le scrupule jusqu'à y placer de vrais os de poulet ou de côtelettes. On remplacera ces os par n'importe quoi, ou par rien du tout. De beaux fruits naturels ou artificiels (poires, ])ommes, raisin, ligues, grenades) ne sont pas difficiles à trouver.
Le peu de vin contenu dans l'amphore sera rouge. La coupe n'en sera qu'à demi pleine, de sorte qu'il ne tombera rien (juand Ulysse la penchera pour faire une libation à Zeus.
Quant au pain, je le voudrais assez petit et, s'il est possible, de la forme grain-de-blé commune en Provence.
Ulysse rompra ce pain, en mangera très lentement une bouchée ou deux et remettra le reste dans la corbeille; d'ailleurs, il sera en partie dissimulé, à ce moment, par trois des jeunes filles. Ce n'est pas qu'il soit honteux de manger; bien au contraire! Mais il est difficile de le faire avec naturel et sans mouvements bizarres quand on se sent observé. Le jeu des mâchoires peut déranger la barbe, et on risque d'étouiïer quelque ])eu ou de
tain la mer Ijlcue, des maisons groupées, sur un promontoire, autour d'un temple éclatant de blancheur; au premier plan des lauriers-roses, des myrtes, des oliviers ; et, sur la scène, formant les coulisses, d'autres lauriers-roses, mais naturels, et — chose merveilleuse — un olivier véritable, encore vivant, aux branches pleines do majesté. L'effet d'ensemble fut très beau.
« Si l'on demande comment un olivier a pu être amené sur la scène, je dirai qu'il s'agissait d'un arbre condamné, qui fut scié à ras de terre et cloué sur les planches, où il eut, avant de mourir tout à fait, la joie do ]irctcr son beau feuillage pâle à une scène de l'Odyssée. »
n'avoir plus la voix aussi nette, si on se met à manger en scène. Quant aux fruits, Ulysse en admirera un et le remettra dans la corbeille.
Il nous faut une balle. Qu'elle soit rouge.
Quant à la rame que l'Odyssée (Prologue) doit tenir bien limite, la pale en bas, il n'y a pas à cliercher midi à ((uatorze lieures : que ce soit une rame ordinaire, pas trop grande ni trop grosse, et, s'il se peut, polie ou brunie.