‹ Théatre [sic] complet de Alex. Dumas (volume 3)Chapitre 10 sur 129 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, MERCEDES.

MORCERF, à Monte-Cristo.

Oui. (Se levant. A Mercedes.) Que vous arrive-t-il donc? Vous êtes horriblement pâle ! Souffrez-vous ?

(Monte-Cristo reste immobile et la main sur son cœur. MERCEDES.

Non, monsieur; mais j'ai éprouvé une grande émotion, je l'avoue, en voyant pour la première fois celui sans l'intervention duquel nous serions en ce moment dans les larmes et dans le deuil. (S'avanrant vers Monte-Cristo.) Monsieur, je vous dois la vie de mon fils, et, pour ce bienfait, je vous bénis ; maintenant, je vous rends grâce pour le plaisir que vous me faites en me procurant l'occasion de vous remercier cjmme je vous ai béni, c'est-à-dire du fond de mon cœur.

MONTE-CRISTO, s'inclinant.

Madame, vous me récompensez trop généreusement d'une action bien simple; sauver un homme, épargner un tourment à un père, ménager la sensibilité d'une femme, ce n'est pas faire une bonne œuvre, c'est accomplir seulement un acte d'humanité.

MERCEDES

11 est heureux pour mon fils, monsieur, de vous avoir pour ami, et je rends grâce à Dieu qui a fait les choses ainsi.

MORCERF

Madame, j'ai déjà fait mes excuses à M. le comte d'être obligé de le quitter, et vous les lui renouvellerez, je vous prie ; mais nous avons une séance extraordinaire, elle s'ouvre à dix heures, et, à onze, je dois parler.

MERCEDES

Allez, monsieur; je tâcherai de faire oublier votre absence à notre hôte.

MORCERF, saluant

Monsieur le comte...

KO.NTE-CRISTO.

Monsieur !

(llorcerf sof J.)

20 TnÉATRE COMPLET D'ALEX. DUMAS

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